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Chroniques DVD
02
Avr
1999

Les étoiles évaluent le plaisir ressenti à la découverte des œuvres, rien à voir avec une quelconque note !

Genre : de cape et d’épée

Scénar : alors que la guerre contre l’Espagne est menée comme d'habitude par des rois qui jouent avec la chair à canon, le cardinal Mazarin fait arrêter et affubler d'un masque de fer un enfant sur l'île de Sainte-Marguerite. Ce maintenant jeune homme est en réalité le propre frère jumeau du roi. Le jour où il faut remplacer celui-ci malade, on décide de le faire sortir de sa prison et D'Artagnan, plus conciliant avec ce cardinal qu'avec le précédent, est choisi pour ce faire. Manque de bol, le prisonnier s’est évadé et se retrouve embringué dans un complot contre son frère… Manquait plus qu’ça !

Comme pour Cartouche 1 dont on retrouve ici une partie du casting (Jean Rochefort, Philippe Lemaire, Noël Roquevert…), le quasi-mythe du Masque de fer a inspiré beaucoup de réalisateurs (et d’historiens), et le fera ensuite encore maintes fois. Cette version se caractérise par le rôle de Jean Marais jouant un D’Artagnan impétueux et bruyant, agaçant et sexuellement mort de faim, le genre de type qui charge dix soldats et les rosse, furax de ne pas voir une femme séduite par ses charmes fous. Le personnage engendre malheureusement trop de comique et de grotesque là-dedans, au détriment de l’aventure dans un scénario parfois simpliste qui n'évite pas les invraisemblances.

Beaucoup surjouent aussi, c'est dommage, heureusement que le cas Jean Rochefort est là (death-y-dément les bandits lui vont bien) ainsi qu’Enrico Maria Salerno (vu dans Bandidos, Un train pour Durango, La Bataille de El Alamein ou encore L'Oiseau au plumage de cristal) qui interprète un Mazarin archétype du machiavélique dans le cinéma populaire (« ce que j'aime, c'est gagner », et ce à n’importe quel prix humain bien sûr). Malgré ces seconds rôles sympathiques, on ne sauve pas un film qui, un peu plus fouillé et rythmé, avec un Marais canalisé, aurait pu être un chouette moment de cinoche, dommage.

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