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Chroniques DVD
15
Fév
1999

Les étoiles évaluent le plaisir ressenti à la découverte des œuvres, rien à voir avec une quelconque note !

Genre : aventures coloniales au pays du western

Scénar : alors qu'il est tout près de retrouver son père dans le Kentucky, le fils de Daniel Boone est contraint de camper par son coéquipier sans se douter que le convoi est entouré d'indiens Shawnees excités par un anglais qui, pour des scalps de pionniers, donnerait bien pas mal de fusils, particulièrement pour celui de Boone. Les Indiens attaquent alors le camp et massacrent un bon paquet de gens. Pendant ce temps, Boone et ses compagnons sont très vite avertis de l'attaque, le trappeur part fissa à la rescousse de son fils et de ses amis mais il arrive de trop tard car personne n'a échappé au massacre… Pourtant, Boone, par ailleurs « frère de sang » de Black Fish, le grand chef Shawnee, ne va chercher qu’à instaurer la paix quand d’autres auraient volontiers cédé au besoin de vengeance…

D’abord, on est ici toujours content de tomber sur un film qui ne fait pas forcément passer les Indiens pour les éternels méchants de nature puisqu’ils sont dès le départ victimes des manipulations des Européens qui voulaient s'emparer de toujours plus de terre, une terre qui ne leur a jamais appartenu mais qu'ils ont fini par conquérir, le plus souvent par la corruption et la traitrise. Il est par contre documenté, plus par le folklore que la vérité historique ceci dit, veuillez bien le noter, que Daniel Boone (1734-1820) était un de ces rares hommes d'honneur, sage, croyant et courageux qui pensaient que les terres pourraient être partagées dans la paix. Albert C. Gannaway et Ismael Rodriguez ont en tout cas choisi de le montrer comme tel, tout en rendant compréhensible la colère des Chaouanons face à l’intrusion.

Un western colonial plutôt diplomatique donc, avec amourette mignonne, chansons (dont une composée par le réalisateur lui-même), imitations d'oiseaux parfaites (comme dans les séries de notre enfance) pour communiquer les uns avec les autres et prendre au piège les méchants, mais aussi parfois un côté très sombre, surtout à l'apparition des salopards qui semblent faire feu de tout bois, ne montrant aucune pitié pour des gens que les concepteurs du film voudraient faire passer pour purs et qui le sont sûrement quelque part puisqu’ils ne cherchent au départ qu’une sorte de Terre promise. Un film sans grands moyens (et dont l’image a assez mal vieilli) ni grande originalité, très court (au point qu'on pourrait le prendre pour un épisode d'une série) mais pas désagréable et représentatif de son époque.

Bonus : bandes annonces de la collection

Informations / commande : https://www.artusfilms.com/classiques-americains/daniel-boone-l-invincible-trappeur-316

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