Une petite contribution ?

Chroniques DVD
04
Avr
1999

Les étoiles évaluent le plaisir ressenti à la découverte des œuvres, rien à voir avec une quelconque note !

Genre : comédie policière

Scénar : Cruchot, un gendarme pour le moins tâtillon, reçoit sa mutation pour la Côte d'Azur où il se voit déjà sévir. D’ailleurs, dès son arrivée, il se met successivement à dos les hommes de la brigade et les commerçants locaux qui le prennent cool avec la loi, mais aussi, c’est moins drôle pour sa hiérarchie, les élus ! « Calmez-vous ! » lui ordonne l'adjudant Gerber. Pendant qu’il est ensuite occupé à chasser les nudistes fort malins pour faire tourner en bourrique les gendarmes tellement pas discrets, sa fille se fait vite des amis (pas difficile quand on est aussi jolie), surtout qu’elle se fait passer pour la fille d’un milliardaire dont le bateau stationne dans le port… Un tableau volé va soudain venir semer la pagaille dans une ville déjà bien agitée.

Le passage du noir et blanc à la couleur au début du film pourrait faire écho à l’explosion inespérée de Louis de Funès après des siècles de figurations plus ou moins marquantes dans d’innombrables films. Il faut dire que ce Gendarme de Saint-Tropez semble avoir été fabriqué sur-mesure pour notre gesticulant national que l’on entoure de plus d’une ribambelle d’acteurs chevronnés : Michel Galabru (Gerber), Christian Marin (Merlot), Jean Lefèbvre (Fougasse), Guy Grosso (Tricard), Michel Modo (Berlicot) mais aussi Geneviève Grad (déjà vue dans Les Dragueurs, Le Capitaine Fracasse et quelques bis italiens dont Sandokan), Maria Pacôme, Claude Piéplu, une personnalité télévisuelle en devenir (Patrice Laffont) et, plus étonnant, Gabriele Tinti !

Début d'une longue série qui malheureusement ne se bonifiera pas avec l'âge, Le Gendarme de Saint-Tropez s’avère du genre franchouillard mais assez rigolo malgré quatorze millions de rediffusions, il est doté d’une super musique sifflée presque cartoon (mais aussi du yé-yé Do you Saint-Tropez et du Zorro d’Henri Salvador), d’une kyrielle de quiproquos et de gags loufoques (la triche aux boules, la sœur et sa deuch’ formule 1, les signaux du nudiste dans l’arbre…) et d’un festival De Funès classique et irrésistible avec force cris et grimaces. De quoi rigoler un coup, c'est toujours ça de pris.

Les mots-clés :

Quelques chroniques en vrac