Chroniques DVD
20
Mai
1999

Les étoiles évaluent le plaisir ressenti à la découverte des œuvres, rien à voir avec une quelconque note !

Genre : adaptation culte

Scénar : Carrie est nulle au volley, OK. Comme si ça ne suffisait pas, c'est dans l'incompréhension la plus totale qu'elle reçoit ses premières règles ainsi que des tonnes de quolibets. Il faut dire qu’en pleine adolescence, les filles entre elles sont des pestes, surtout les petites pétasses de Bates. « Vous serez beaucoup mieux à la maison » qu’on lui dit quand, traumatisée, on lui accorde son après-midi… C’est ça ouais ! La femme totalement givrée, « guidée par la main de Dieu », qui lui sert de mère n’envisage rien d’autre que de cloîtrer Carrie le souffre-douleur, tarif habituel, dans le placard avec Saint-Sébastien, hop ! Ses tortionnaires sont pendant ce temps punies, une jure de se venger pendant qu’une autre demande à son copain d'inviter Carrie au bal de fin d’année, bizarre… C’est là que va se jouer la tragédie : « beaucoup de choses vont changer » grâce à l’immense pouvoir qu’elle sent grandir en elle.

Le prolifique Brian De Palma 1 s’empare du tout premier roman signé Stephen King 2 et accouche d’une très honnête adaptation, tout d’abord grâce à un travail sonore remarquable où les effets stridents à la Psychose témoigne encore des réminiscences Hitchcock 3 (tiens une école nommée…Bates ?!) mais tiennent aussi de l’hommage à l’immense Bernard Herrmann décédé juste avant le tournage et qui avait déjà fait les musiques de Sœurs de sang et Obsession du même De Palma. Pino Donaggio (Piranhas, Pulsions, Hurlements, Le Chat noir, Body double, Barbarians…) a assuré un max ! On est certes bien loin de la force du roman mais la prestation de Sissy Spacek, pas vraiment l'actrice qu'on attendait dans ce rôle, et la mise en scène forcent le respect.

On ne peut s’empêcher de noter quelques détails magnifiques comme cette introduction en tenues post-sport super pas sexy, la bouille d’un John Travolta tout jeunot dans son deuxième film au cinéma, les gros plans sur les grimaces perverses et autre passage de langue sur les lèvres mais surtout ces très beaux éclairages faisant ressortir des contrastes saisissants lumière du soleil / maison des White. Ah, et puis cette hilarante mention « interdit aux moins de seize ans » pour un film qui ne fait plus grand peur après ces quarante-et-quelques années hein, c’est un poil too much ! Bon enfin, tout ça pour dire qu’à part des éléments qui disparaissent au profit d'ajouts plus appropriés pour une adaptation filmée, ce Carrie est assez fidèle à l’esprit du livre et reste un des meilleurs King au cinoche.  

1 voir Brian De Palma.

2 voir Carrie de Stephen King (Albin Michel - 1974 Réédition 1994) ou plus simplement Stephen King.

3 voir Alfred Hitchcock.

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