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Chroniques DVD
12
Mai
1999

Les étoiles évaluent le plaisir ressenti à la découverte des œuvres, rien à voir avec une quelconque note !

tavernier noiret rochefort marielle vlady film

Genre : drame historique

Scénar : en 1719 Louis XV n’a que neuf ans et la France vit sous la Régence de son grand-oncle le duc Philippe d’Orléans. En Bretagne, le bouillant marquis de Pontcallec ne reconnaît pas ce régime mené par un libertin notoire et son âme damnée, l’abbé Dubois, et préfère pactiser avec l'Espagne ennemie. Mais il se rend d'abord auprès du régent en tant que capitaine des Dragons, pensant pouvoir parlementer. Erreur, il ne réussit qu’à être condamné à l’exil en Louisiane. Parvenu à s'évader, il rentre chez lui pour continuer à conspirer. Pour ses desseins personnels, et alors que la Bretagne crève de faim et a autre chose à faire que la révolution, l’abbé Dubois fait croire au duc que Pontcallec est à la tête de trois mille hommes…

Bertrand Tavernier persiste et signe encore un grand film : le trio de grands dans les rôles principaux (Jean-Pierre Marielle s’ajoute au beau duo de L’Horloger de Saint-Paul, Jean Rochefort et Philippe Noiret) est entouré d’un sacré paquet de petits rôles, on note parmi tant d’autres les furtives apparitions de Michel Blanc, Thierry Lhermitte et Christian Clavier, mais aussi des délicieuses Marina Vlady et Christine Pascal. Noiret est splendide en monarque vacillant, Rochefort en abbé roublard, et même athée, qui veut à tout prix devenir archevêque, est excellent, Marielle ne démérite pas, et les dialogues écrits pour eux rend leurs numéros d’acteurs savoureux d’autant qu’ils sont souvent pourvus de beaucoup d'humour. Après tout, avec un personnage prérévolutionnaire tel que Philippe d’Orléans, il y a de quoi sous-entendre sur l’état de l’État de son époque.  

Le boulot de reconstitution a en plus été soigné, tout est beau, des décors aux costumes en passant par les éclairages et la musique dont une partie a été composée, véridique, par le duc d’Orléans lui-même, un homme qui avait death-y-dément beaucoup plus de cordes à son arc que la moyenne. Le chantre de la musique bretonne Gilles Servat a aussi écrit pour l’occasion une belle chanson au sujet de Pontcallec, un personnage au passage aussi authentique que les protagonistes de l’histoire. Une histoire que l'on ne se lasse pas de revoir après toutes ces années.

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