Chroniques DVD
04
Fév
1999

Les étoiles évaluent le plaisir ressenti à la découverte des œuvres, rien à voir avec une quelconque note !

Genre : western amer

Scénar : Johnny ne fait pas un pas dans le coin sans assister à une explosion : les montagnes sont en pleine exploitation, il assiste aussi au meurtre de passagers d'une diligence mais ne semble pas vouloir se mêler des affaires des autres. Il préfère se rendre chez Vienna, une vieille connaissance qui tient un petit saloon quasiment désert dans une région hostile et battue par les vents. Femme forte, Vienna sait qu’un jour le succès sera là après les vaches maigres puisque le chemin de fer ne tardera pas à arriver jusqu’à la ville. Mais des ennemis farouches se pointent avec les victimes de l'attaque, la féroce Emma accuse, tout ça sans preuve, un client de Vienna qui par ailleurs l’a éconduite, le Dancin' Kid, d’avoir fait le coup, sans parler de sombres calculs au sujet du passage du chemin de fer, death-y-dément dans toutes les têtes. Mais qu'est donc venu foutre Johnny dans cette galère sans nom ?

Les ennemies jurées - à la ville comme à l’écran - Joan Crawford et Mercedes McCambridge et Sterling Hayden se voient ici entourés d’un paquet de sales gueules, et pas n’importe lesquelles ! Ward Bond, Ernest Borgnine, John Carradine, il y a du beau monde pour souffler sur les braises d’un duel impitoyable se jouant pour une fois entre deux femmes qui se révèlent bien plus fortes que les hommes sempiternellement mis en valeur, particulièrement dans le western, Joan Crawford se révèle vraiment impressionnante, son visage entre désespoir et furie marquera forcément les spectateurs, beaucoup plus en tout cas qu’un Sterling Hayden presque placide entre les deux feux.  

En plus d’une belle histoire d'amour contrariée, le récit décrit comme souvent dans le genre cette diabolique et expéditive justice qui tient plus souvent des dés pipés d’un jury populaire que de la sagesse ; et les péripéties qui s’ensuivent fatalement : puisque les notables sont bien sûr pour diverses raisons en rogne contre les marginaux, une course-poursuite a lieu dans les travaux préfigurant la pose des rails où les explosions ne manquent pas pour soumettre la Nature. Mais le fiel est parfois bien plus dangereux que la dynamite. Tourné dans une ambiance explosive (Joan Crawford, en plus d’être l’ex-compagne de Nicholas Ray, montra à maintes reprises qu’elle était un dangereux animal sauvage) et en plein maccarthysme divisant l’équipe, Johnny Guitare est un western exemplaire, ne serait-ce que pour l’importance enfin réservée aux femmes.

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