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Chroniques DVD
21
Déc
2012

Les étoiles évaluent le plaisir ressenti à la découverte des œuvres, rien à voir avec une quelconque note !

Genre : western transatlantique

Scénar : 1858 au Texas. Avant d’être unchained, Django est transporté avec d’autres noirs destinés à l’esclavage, jusqu’à l’arrivée du terrible chasseur de prime King Schultz qui le libère en échange de son aide pour mettre la main sur ses nouvelles proies. Ceci fait, l’association n’est pas rompue quand Django désire retrouver sa femme. Schultz l’accompagne chez Calvin J. Candie, un riche propriétaire obsédé par la phrénologie et organisateur cruel de combats de « lutte mandingue » entre ses esclaves les plus forts, mais le diabolique esclave-kapo Stephen n’est pas dupe. Trêve d’effroi : Django arrive…préparez vos cercueils !

Autant décevoir direct ceux qui pensaient qu’il y aurait une chance que… Django unchained n’a rien à voir avec le classique de Sergio Corbucci (voir Django de Sergio Corbucci (avec Franco Nero, José Bodalo…) 1966) à part Franco Nero qui vient faire un tour et la musique réutilisée. Encore un film qui rejoint donc la longue cohorte des films de Django sans l’unique Django originel. Ceci dit, Tarantino livre encore un gros morceau avec ce western dont on peut, une fois de plus, qualifier les musique, photos, et décors de géniaux.

Pas de surprise quant au casting, le gratin est de sortie : Jamie Foxx (L'Enfer du dimanche, Ray, Valentine's day…), Christoph Waltz (Inglorious Basterds), Leonardo DiCaprio (J. Edgar), Samuel L. Jackson (Pulp fiction, Jackie Brown, Kill Bill, volume 2, Kingsman) sont là mais attendez-vous aussi à des apparitions de Don Johnson (Machete), Franco Nero (Django, Le Temps du massacre, Croc blanc, Keoma…), Tom Savini (Zombie, Une nuit en enfer,Land of the deadPlanète terreur...), Lee Horsley (Matt Houston !) et évidemment de Tarantino lui-même qui a dû prendre vingt kilos.

Les détails surréalistes typiques pullulent avec cette faculté très étatsunienne de faire cohabiter le dingue et le sérieux (la musique ne court-elle pas de celle de Trinita à Verdi !?), on peut croiser des clins d’œil wagnériens et une dent énorme accrochée à une cariole, une utilisation des chiens très Fulci (Béatrice Cenci anyone ?) et une charge de cavaliers spectraux (gâchée par scène comique un peu pourrie, heureusement que la musique rattrape un peu le truc), un choix de costume AFFREUSEMENT kitsch pour Django et des giclées de sang à la japonaise, une attaque de maison à la La Nuit des morts vivants, beaucoup de boue et de brouillard… Un beau foutoir pour un solide pavé, certes moins passionnant que les précédents gros morceaux (tout sauf Boulevard de la Mort, quoi).

Bonus : doc sur le décorateur + spots de pub = putain de radins !

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