Chroniques DVD
02
Aoû
1999

Les étoiles évaluent le plaisir ressenti à la découverte des œuvres, rien à voir avec une quelconque note !

Genre : suppur'action

Scénar : dans une atmosphère clignotante de laboratoire super dangereux, des scientifiques font des tests du composé bactériologique Death1 sur un corps humain qui devient après injection un monstre affamé de chair fraîche. Le scientifique décide d'arrêter ses expériences mais voilà qu'une équipe surgit et s'empare du fameux produit. Grâce à un hélicoptère transportant le plus mauvais tireur de l'armée du monde, l'homme s'échappe après avoir été mis en contact avec la substance et ne manque pas de croiser d'autres humains qui se font un plaisir de propager plus loin ce que celui-ci transporte sans le savoir... Rien à craindre d'après les scientifiques mais l'armée elle redoute une contamination massive et arrive rapidement pour nettoyer. Et effectivement, le virus est bien lâché dans la nature, les morts atroces vont se multiplier.

Sa santé fragile n’étant plus à rappeler, l’infortuné Lucio Fulci se retrouve avec ce film de zombies tout pourri au titre totalement mensonger dans une telle chienlit qu'il quitte le tournage et laisse les ineffables artisans Claudio Fragasso (auteur du scénario mais aussi réalisateur) et Bruno Mattei finir le boulot, c’est pourquoi il déteste particulièrement qu'on lui rappelle que son nom fut utilisé pour sa vente et sa distribution, il ne tournera en réalité qu’une moitié de l’« œuvre ». Situé aux Philippines avec une poignée d’acteurs et tout un tas d’occasionnels locaux pour la figuration et la technique beaucoup moins onéreuses qu'en Europe par exemple, le tournage est un cauchemar pour qui déteste les affrontements car le réalisateur se bagarre incessamment avec un des auteurs (Fragasso) et avec la production. Puisque c’est comme ça, il tourne donc une partie des scènes puis claque la porte, laissant le fauteuil à Bruno Mattei.

Du coup, on se retrouve avec un incroyable nanar où s'opposent bien sûr les deux visions classiques de la vie (massacrer tout le monde pour l'armée, tenter de trouver un antidote pour les scientifiques), le chaînon manquant entre les prémices de La Nuit des morts vivants et Virus cannibale avec toute la bourrinerie dont ses créateurs pouvaient faire preuve : maquillages pas fins, effets spéciaux sanglants rigolos, giclées multiples, mais aussi, il faut l’avouer, des scènes cultes tout à fait hilarantes (une tête volante, des oizombies qu’Alfred Hitchcock n'aurait pas osé…). On ajoute des soldats un peu débiles sur les bords, des filles aux mœurs plutôt légères, un couple en plein débat sur l'écologie, on mixe tout ça, on secoue très fort et on verse dans un moule sans même avoir à faire chauffer : c'est prêt, c'est plat, c'est zombifié, c'est parti pour une bonne rigolade de 90 minutes où les emprunts les plus éhontés trouvent le plus souvent le moyen d’être ratés.

Pour conclure sur une note toujours pas positive : on est toujours en train de râler sur les versions françaises, on peut noter ici que les versions anglaises ne sont pas mieux du tout.

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