Chroniques DVD
27
Fév
1999

Les étoiles évaluent le plaisir ressenti à la découverte des œuvres, rien à voir avec une quelconque note !

Genre : sus à l’infidèle !

Scénar : Godefroy de Bouillon assiège Jerusalem avec les nombreux chrétiens qu'il a réussi à réunir sous sa bannière mais les chevaliers s'impatientent : quand l'assaut sera-t-il donné ? Leur chef tient à organiser la construction de tours d’assaut avant de passer à l’action mais pendant ce temps les musulmans accueillent des renforts. Certains sont cependant interceptés, par exemple la suite d’Herminie, fille du puissant roi d’Antioche qui, elle n’y peut rien faire, semble éprise de Tancrède de Hauteville, son geôlier ! De son côté celui-ci rencontre sans le savoir la belle Clorinde de Perse dont il héberge le convoi, pourtant ennemi de fait, au sein de son campement ! Sa rivale, pourtant du même côté, la dénonce au croisé ! L'émir Aladin accepte d'échanger des prisonniers chrétiens pour récupérer Herminie sa nièce, Clorinde est elle promise à un des principaux lieutenants musulmans, Argante.

 

Comme souvent, le titre italien est beaucoup plus explicite que son homologue français : Jérusalem libérée. On devinera dès lors que ce film aborde plus ou moins les croisades, ici celle menée par Godefroy de Bouillon et Pierre L’Ermite même si l'aspect historique importe peu dans les films d'aventure italiens de cette époque, truffés d'anachronismes divers et d'arrangements nombreux avec les faits. Drôle d’Orient que ces vertes forêts italiennes, et ce Godefroy qui ressemble à un chevalier teutonique ? Mais bon, l’essentiel est là : le triangle amoureux classique avec les blablateties habituelles, les combats à cheval, la traîtrise, la séductrice vénéneuse en bonus (Armide), une jolie peinture de château et des danses exotiques, bien sûr ! Et que de belles femmes !! Sylva Koscina ! Gianna Maria Canale ! Et Francisco Rabal (acteur entre autres pour Buñuel), Rick Battaglia et Philippe Hersent font leur boulot sans surprise.

Souvent mis à l'honneur par les compositeurs et les peintres avant, La Muraille de feu n’est même pas la première adaptation cinématographique du poème de 1580 du Tasse évoquant les aventures de Tancrède de Hauteville : le chevalier est le personnage principal de trois films muets réalisés par Enrico Guazzoni entre 1911 et 1918 avec Amleto Novelli. La Muraille de feu rejoue - et en Supercinescope, ça en imposerait presque ! - cette version fictionnelle de la première croisade qui finit par la prise en 1099 de Jérusalem par Godefroy de Bouillon. Alors bien sûr, on sniffe un petit peu de propagande catholique au passage avec deux-trois scènes un peu pourries par les bons sentiments pour ne pas dire par le ridicule, mais il en faut toujours un peu sinon la recette ne serait pas complète. Les doublages italiens ne sont pas géniaux du tout, mais pour le reste, merci encore Indiana Gilles !

Bonus : diaporama et surtout un livret richement illustré et rédigé par François Amy de la Bretèque, l’auteur de L’Imaginaire médiéval dans le cinéma occidental (2004) et Le Moyen-Âge au cinéma (2015) dont nous reparlerons sous peu avec un peu de chance.

Infos / commande : https://www.artusfilms.com/chevalerie/la-muraille-de-feu-337

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