Chroniques DVD
03
Avr
1999

Les étoiles évaluent le plaisir ressenti à la découverte des œuvres, rien à voir avec une quelconque note !

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Genre : Zorro a bon dos !

Scénar : en Navarre, une bande de joyeux cavaliers basques menés par le fougueux Ramon flanquent le malheureux José en bas de sa mule, il est pourtant venu lui dire que sa mère le demande au plus tôt. Le fils prodigue repart alors pour découvrir qu’une lettre de son père, qui était censé être mort, est arrivée : il voudrait que Ramon le rejoigne au Mexique et sa mère le persuade de partir. Une fois sur place avec José le chaperon, quand il se renseigne au sujet de Don Salvador Martinez, les militaires locaux lui indiquent le cimetière où une jeune fille fleurit régulièrement la tombe de l'homme, condamné pour trahison du roi. Le général Gutiérrez s'est installé chez le père et ne semble pas disposé à recevoir son solliciteur, mais son rang et sa classe lui ouvre les portes. Ramon va vite s’apercevoir que si certains sont fort justement enragés de payer leurs impôts à Jérôme Bonaparte, les militaires - momentanément - au service de celui-ci organisent un trafic de minerai d'argent appartenant à feu Salvador Martinez… Peut-être pourrait-on voir ici un mobile de son « suicide » ? Et un motif de prendre les armes pour rétablir la justice ?

Après un fort chouette Ulysse contre Hercule sortie l'année précédente 1, le réalisateur italien Mario Caiano continue à rouler pour le cinéma populaire et s'attaque cette fois à un genre qui a une botte dans le western et une autre dans l’aventure type de cape et d’épée avec un film intitulé à l'origine chez les anglo-saxons Duel au Rio Grande, peut-être un peu plus honnête que l'italien Il segno di Zorro. Car tout de même l'apparition de Zorro dans l'histoire tient à un cheveu ou deux du scénario qui aurait pu tout aussi bien convoquer n'importe qui d'autre. En effet le colonialisme espagnol est montré du doigt comme dans les aventures du héros masqué même si celui-ci n'a pas grand-chose à voir avec le justicier qui n'est qu'un Z avec un masque et la phrase, jetée comme ça entre deux dialogues : « souviens-toi qu'on t'a appelé Zorro » Ah ben d’accord, c’est pour ça alors ? Et si par exemple on l’avait appelé, comme ça, hop, entre la poire et le fromage, Neuneu, eh bien le N aurait été beaucoup difficile à faire, surtout dans un tissu de classe aristocratique, on ne mélange pas les torchons avec les loups hein, ça n’se fait pas. Non mais !

Heureusement, vous avez bien raison de nous le faire remarquer, on se fout un peu du sujet dans ce genre d’œuvrettes chouettes comme tout, un acteur acrobate qui semble avoir des vues sur la position privilégiée d'un Giuliano Gemma mène la danse et en fait des tonnes, accompagné d’un faire-valoir de choc, Folco Lulli en personne, fort drôle dans un rôle à mi-chemin entre Sancho Pança et Planchet, on peut croire que le bonhomme n'est jamais autant tombé de cheval ou de carrosse, on se demande aussi si on l'avait vu déjà sourire, en tout cas autant ! Il trouve même le moyen de se friter avec son authentique frangin, Piero, un autre grand acteur de l’époque. Ô joie, pas de fioritures ni de longueurs à signaler, le scénario est certes classique mais on ne s'ennuie pas, ce chouette petit film d'aventure représente le cinéma populaire dans toute sa splendeur avec ses paysages typiques de pueblo à cantina, de bonnes scènes de combat à l'épée (mais aussi de malheureux chevaux qui tombent), des passages comiques avec musique (du pré-spaghetti au pays de la paella !), musique d’ailleurs très sympa en trait d’union latino-yankee. On recommande !

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