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Chroniques VHS
15
Aoû
1999

Les étoiles évaluent le plaisir ressenti à la découverte des œuvres, rien à voir avec une quelconque note !

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Genre : excellente parodie de polar d’action à la Inspecteur Harry / L’Arme fatale

Scénar : Le nouveau Jack Slater sort et le jeune Danny Madigan, un orphelin de père qui sèche régulièrement les cours pour aller voir des films, est invité par son ami Nick le projectionniste à venir voir le film en avant-première. C’est à cette occasion que le vieux bonhomme lui offre un ticket qu’il tient du magicien Houdini lui-même, « un passeport pour un autre monde »… Dans le film, le caïd Vivaldi fume le cousin de Slater : « monumentale erreur », bien qu’il ait à son service un tueur exceptionnel, Benedict. Et soudain, quand le héros commence à régler ses comptes avec les méchants à l'écran, Danny se retrouve aspiré au milieu du film, dans lequel sa réalité n’a pas cours et vice versa. Sauf que lui a vu le début du film, ça aide. Mais au fait, si on peut entrer dans un film, qu’arrive-t-il si quelqu’un peut en sortir ?


Direct, notons une B. O. très heavy, d’ailleurs la principale raison de la course qui mena votre non-serviteur au cinéma à l'époque est la présence dessus de l’inédit d'AC/DC Big gun * qui annonça le film, ça ne pouvait être que du bon ! Et le film tient ses promesses dans le rayon comédie d’action à l’américaine avec bons sentiments mais grosse dose de bastons, d’effets spectaculaires et d’explosions. Arnold Schwartzenegger est juste parfait en sulfateur / cogneur et Charles Dance est toujours génial, le reste du casting contient des tonnes de caméos (Tina Turner, Little Richard, Jean-Claude Van Damme, Robert Patrick, James Belushi…) mais aussi Anthony Quinn, un gamin très convaincant (Austin O'Brien) et un acteur à l’incroyable tronche : Tom Noonan, sur qui les maquilleurs ont fait des merveilles. On marche aussi sur les plates-bandes de l’effet cartoon à la Roger Rabbit puisqu’un personnage animé est aussi parfois à l’écran !

* le voilà :

Un autre point fort, outre la nostalgie du cinéma d’antan qui faisait rêver : les dialogues fort soignés dans le genre rentre-dedans avec clins d’œil innombrables et pléthore de jeux de mots laids pour les gens bêtes (« pour qui sonne la glace ! Celui-là je l'ai refroidi ! »), et pour les autres aussi puisque tout ceci fait systématiquement mouche, que celui qui n’a jamais ri devant ce film (par exemple lors d’un remake d’Hamlet absolument hilarant), aille faire une formation chez les pompes funèbres, il sera parfait

Zeu scène du film :

Le méchant Benedict semble très sûr de ses chiens :

« - Je vous conseille d'être très prudent, ils m'obéissent au doigt et à l'œil. Et il me suffirait de claquer encore des doigts pour que demain vous soyez aspiré par une moto-crotte sur le trottoir d'en face. Je ne saurai donc trop vous conseiller ainsi qu'à votre toutou de rentrer à la niche. Vous avez d'autres questions ? »

Jack Slater : « Oui. Deux très brèves. Primo pourquoi est-ce que je perds mon temps avec un branquignol dans ton genre alors que je pourrai faire des choses beaucoup plus risquées comme ranger mes chaussettes par exemple. Deuxio comment comptes-tu claquer des doigts pour tes molosses une fois que je t'aurai bouffé les pouces des deux mains ? » 

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