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Chroniques DVD
24
Mai
2013

Les étoiles évaluent le plaisir ressenti à la découverte des œuvres, rien à voir avec une quelconque note !

Genre : Odyssée bis

Scénar : La conquête de la Thessalie par le guerrier cruel Pélias impose l'assassinat de son roi Aristos et de sa descendance s'il veut éviter ce que l'oracle prédit: il sera détrôné et tué par un des enfants de ce dernier, celui-ci ne portant à ce moment-là aux pieds qu'une seule sandale. Protégé par Héra la reine des dieux, Jason, le fils d'Aristos, échappe providentiellement à une mort certaine. Persuadé qu'une certaine toison d'or de Colchide, à l'autre bout du monde, rendrait espoir à son peuple, Jason part la quérir sans savoir qu'il vient de rencontrer son ennemi mortel sur sa route. Il organise la sélection des marins qui l'accompagneront par des jeux et rassemble une belle brochette de héros dont le costaud Hercule et c'est parti, comme on dit en Grèce: cassos !

Pour la musique (souvent martiale) de ce péplum, miam miam c'est Bernard Herrmann (Psychose…) qui signe la partoche jouée par le Royal Philarmonic Orchestra dont certaines parties (la scène avec les Harpies est saisissante) flirtent avec le bruitiste. Les décors (la statue d'Héra, l'Olympe somptueusement kitsch, où les dieux regardent quasiment la télé et en profitent pour se friter gentiment comme devant un match de foot) sont également terribles. Les effets spéciaux rudimentaires mais chouettes pour l'époque (le titan Talos en bronze et ses bruits de cargo rouillé, l'hydre, la scène des roches broyeuses, l'armée des morts ou les harpies sont définitivement cultes…) sont signés Ray Harryhausen qui vient à peine de nous quitter pour croiser le fer avec l'armée des squelettes, ne repose pas en paix, par pitié !! A l'attaaaaque !! 

On avance dans l'histoire en superposant des plans pour mimer l'avancée du temps et accélérer la narration, les dialogues sont également marrants comme à un moment où Zeus, philosophe, s'adresse à Héra : « S'il fallait que je punisse tous les blasphémateurs, où irais-je chercher loyauté et respect ? », on notera qu'en ces temps les dieux s'adressent aux hommes, dommage pour les bigots que cette pratique n'ait plus cours, et jouent avec leurs pantins avec pas mal de mépris et de sadisme sans pour autant ne pas exprimer une certaine tendresse… Comment d'ailleurs ne pas en avoir en tant que spectateur pour Médée en envoutante danseuse vénéneuse (belles chorés en hommage à Hékate !). Le jeu est parfois un peu limite (Médée pendant le combat contre l'hydre gagnerait un Oscar pour la meilleure potiche nunuche ; potinuche, on tient un concept !) mais en contrepartie la scène du combat final n'est pas dégueu pour l'époque et la série B même si elle fera sourire la jeune génération voire les précédentes. 

Mais vous savez ce que l'on pense ici des nouvelles générations, du nouveau cinéma etc. Vive le kitsch ! Non mais oh.

 

© GED Ω - 24/05 2013

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