Chroniques concerts
19
Sep
2021
festival metal death black

Montpellier, jour 3, après deux expos 1, une visite à Kristof qui nous charrie jusqu’à Fyfy TAF, on a encore des trucs à faire !

En attendant, il y avait longtemps que nous n'avions vécu un préambule sur six roues avant une soirée décibélique, le bus de Monsieur est avancé destination Béziers au moment où la pluie menaçait de tomber comme autant de fiente fraiche sur une association de chasseurs défilant dans la Somme, pour un rendez-vous avec le bolide de notre ami Mathieu, l’homme destiné à être le pilote vers ce nouveau festival organisé par l'association What the fest ?!

En attendant il pleut, comme autant d'enclumes sur la tronche des anti-ibuprofène, et la radio débite presque autant de conneries que les passagers, un cap a été franchi, la France a peur, mais on s’en tamponne le coquillard tant que les ateliers municipaux eud Béziers, et l'arrêt qui va avec, n'ont pas disparu sous les trombes ridicules d'un eventuel « épisode ». Et si on n’étouffe pas, bien sûr, sous ce putain de masque malgré tout le respect dû à Dame Cécile.

En attendant, les notes de clavier de The Final countdown tombent sur les sièges rêches comme autant de virus mortels sur la joie de vivre, mais Beuzié - comme nous le prononce gentiment l’incapable enregistrée - n’est pas encore détruite, y a même encore une Honda qui jonche le sol de sa magnificence racée. Alors tant qu'à y être, autant monter dedans et pourquoi pas passer par Cuba-lez-Montpellier commander du d'mi et du blanc des Canailles ?


En attendant, on n’avait jamais entendu une note de SVART CROWN (même que ça a fait rigoler Fyfy qui les fit[fy] jouer plusieurs fois). On n'est pas à la page donc on découvre un death metal alambiqué façon l'Ange Morbide, un peu comme le commit jadis le désormais groupe star GOJIRA. On a vraiment du mal à ne pas penser aux bayonnais pendant une prestation certes enthousiasmante et cette sorte de vague post-death metal. En tout cas les gens (de Montpellier ? On ne reconnaît quasiment personne !) sont contents et les louanges coulent comme autant de sous-marins nucléaires russes en mer arctique, un très bon groupe à réécouter sur disque, le live privant parfois le gourmet des subtilités des compositions chiadées.

En attendant, MÈRE DRAGON, son éclosion, ses béquilles, sa danse ou le moindre millimètre carré corporel devient un pierre précieuse dans l’œil du poète magnétisé, téléporté sous une version angélique du Dome du tonnerre façon cyberpunk où les membres experts de la belle tournent autour d'une barre, cette ascension signifiera-t-elle libération ?! « Laissez-moi sortir !! » s’écrie-t-elle comme pour coller à l'actualité avant de s’adonner à l’auto-médecine esthétique en faisant joujou avec des seringues. Beau vaccin contre l’ennui, la fée écaillée évoque les vissicitudes humaines, sa lutte et sa passion (du grec pathos, douleur) avec un vrai travail artistique, entre cabaret dystopique et danse contemporaine 666% subjuguante !

En attendant, excusez-nous de vous demander pardon, Entschuldigung e tutti quanti mais on a toujours un peu dégueulé sur le jeu du name-dropping gratuit, et pourtant là encore impossible de ne pas penser à un autre groupe quand les ravagés de SHAÂRGHOT prennent la scène d’assaut : PUNISH YOURSELF, mais ce n'est pas plus mal car citer ce groupe génial est toujours une bonne chose. En tout cas, ça arrache comme il se doit et heavy-demment le moment que l'on appréhendait le plus est celui que l'on apprécie sincèrement le plus, un passage à la TAMBOURS DU BRONX viendra même nous chatouiller les feuilles alors que le spectacle en costumes nous en foutra plein les yeux, ça, c’est occuper une scène !

En attendant, BENIGHTED arrive en terrain conquis avec dans la cartouchière un arsenal death lorgnant vers les divisions thrash metal et grindcore, la Mosher Team, en tous cas certains de ses membres que l’on croyait depuis longtemps en cellule capitonnée pour cause de neurasthénie totale, se déploie et certains commencent à s’escamper de scène dès le premier morceau, on a droit aux pitreries habituelles pendant que le groupe bastonne un maximum tout en savourant l’accueil triomphal qui lui est réservé, on se demande d’ailleurs d’où sortent tous ces gens qu’on ne voit jamais ailleurs, peut-être Figurec fournit-il le Rockstore ou le prospère (youplaboum) Hellfest a-t-il un stand où l’on vend des gens en boîte ?

En attendant, ben faut rentrer, certes à la reptilienne, mais rentrer quand même, cette soirée Waynestock aura permis de découvrir deux groupes et l'avenir fort joyeux du « metal » moderne, on the road again…en attendant le suite !

1 voir Abdoulaye Konaté : Lune bleue à Montpellier, Espace Dominique Bagouet et Edward Burtynsky - Eaux troublées à Montpellier, Pavillon Populaire.

Galerie de photos : https://www.nawakulture.fr/photos-concerts

Vidéos : https://www.youtube.com/c/GedDudumoshingcamdici

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