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Chroniques DVD
09
Avr
1999

Les étoiles évaluent le plaisir ressenti à la découverte des œuvres, rien à voir avec une quelconque note !

Genre : comédie policière

Scénar : cinq ans après un immense casse, le colonel Carol Matthews, dissimulé sous le sobriquet « Le Cerveau » car possédant un ciboulot si lourd que sa tête penche de façon très visible, est toujours recherché par la police. Loin d’être à la retraite, il se met en cheville avec la famille mafieuse de l’irascible Frankie Scannapieco dont la sœur ne laisse pas notre génie insensible, d’autant cette que TRÈS jolie brunette jure qu'elle offrira sa virginité au premier venu juste pour rendre son frère fou. Les acolytes ne se doutent pas que deux nigauds se mettent sur le même coup : braquer un train de l’OTAN sur le modèle d'un plan précédent du « Cerveau ». Les cornichons très ingénieux mais malheureusement tout aussi maladroits Arthur et Anatole vont évidemment venir planter le boxon dans les affaires du génie criminel…

Enchaîner un film après Le Corniaud et La Grande Vadrouille, deux immenses succès publics, n’est pas sans risques et Gérard Oury et ses producteurs mettent les petits plats dans les grands pour un résultat qui ne sera malheureusement pas conforme à leurs attentes. Reste tout de même une chouette comédie policière et familiale qui fait un peu trop durer le plaisir avec des gags gros comme des maisons. Mais le bon esprit de l’entreprise la sauve, particulièrement grâce à de savoureuses astuces, des surprenantes parties animées (les détails du plan du « Cerveau ») au générique très psychédélique en passant par une bande originale de Georges Delerue très réussie, des gadgets très rigolos, encore une voiture qui se démantibule façon Corniaud et même le paquebot France en invité de marque !

Inspiré par l’histoire bien connue de l’attaque du train postal Glasgow-Londres, le « casse du siècle » de 1963 ourdi par la bande de Bruce Reynolds et Ronnie Biggs, Le Cerveau est aussi et surtout l’occasion d’un festival de numéros d'acteurs, regardez donc ce casting dingue ! L’ensorcelante Silvia Monti, Belmondo, abonné au mitard pour une bonne raison : son complice un peu cloche Bourvil, David Niven toujours très classe, un Eli Wallach très Joe Dalton dans l’âme mais aussi la fine fleur du second rôle français : Dominique Zardi, Patrick Préjean, Robert Dalban (affublé d’un rhume et d’un accent belge !), Jacques Balutin, Gérard Hernandez, Mario David, Paul Mercey, Pierre Tornade…! Et on en passe ! Rien que pour eux, le visionnage du film est un peu obligatoire pour qui adore ce genre de cinéma populaire.  

Note à visée typiquement normande : dites, on casse des vitrines à Rouen avant d'arriver comme des fleurs au Havre, très partial ça, hein ?!

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