Chroniques DVD
29
Mar
1999

Les étoiles évaluent le plaisir ressenti à la découverte des œuvres, rien à voir avec une quelconque note !

Genre: péplum

 

Scénar: l'érection d'un immense colosse à l'entrée du port de Rhodes ne protège pas l'île de sombres manoeuvres politiciennes. Darios, invité athénien de passage en fait l'expérience quand des conjurés ligués contre le pouvoir en place tentent de rentrer en contact avec lui. Arrêté en même temps qu'eux, il découvre les desseins machiavéliques de Thérion, ministre du roi fantoche XerxèsDarios se voit condamné à être sacrifié à Baal, rien que ça, mais c'est mal connaître le courage des habitants de Rhodes, on ne frit pas un grec de la sorte, c'est très impoli. Et d'autre part, les dieux, au caractère un tantinet ombrageux, risquent de faire payer cher aux idolâtres leur tendance à l'exagération par un fier cataclysme dont ils ont le secret... Non ? Mec, faut pas chercher l'Olympe...

Aaaah Sergio Leone... Un an après avoir pratiquement réalisé de fond en comble Les Derniers jours de Pompéï pour Mario Bonnard, il n'est même pas cité au générique, sympa les ragazzi. Il prend les commandes de ce Colosse et en fait un peplum sympa et pépère tout en étant rythmé, qui n'a pas grand chose à voir avec le reste de sa filmographie mais qui reste bien coolos, pour rester en mode grec. La scène de la baston au sommet du colosse est définitivement culte et est une raison de voir ce flim.

Vive le peplum italien qui rassemble toujours des ingrédients fameux : la cruauté visuelle (un film italien de l'époque sans salle de torture aux outils tranchants ? Que nenni !), les bastons homériques pendant lesquelles le casting de lutteurs luisants et velus se défoule, les lancers de couteaux qui ne loupent pas leur cible et les morts surjouées, hilarantes, qui s'ensuivent, les banquets lascifs où mecs en jupette et demi-déesses vénéneuses  (ah Lea Massari...) se cherchent et des fois se trouvent, les ennemis perfides moustachus, les invraisemblances dans le scénario (sauter du haut du colosse, nager pendant des bornes, puis rentrer à pieds de l'autre côté de l'île sans faire du stop, il y a quelque chose de dopant dans les feuilles de vigne farcies nan ?!), la musique sombre et agressive avec ses cuivres martiaux, ses cordes épiques et les percussions titanesques, un zillion de figurants pour des scènes grandioses dans des décors plus kitsch tu meurs, un colossal colosse réaliste e tutti quanti...!

Donnez une chance à cette série B qui mérite plus que l'indifférence générale !

 

© GED Ω - 17/02 2011

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