Chroniques DVD
14
Avr
1999

Les étoiles évaluent le plaisir ressenti à la découverte des œuvres, rien à voir avec une quelconque note !

Genre: les tribulations d'un chinois en fuite

 

ScénarFrisco 1882: pas très branché par la plonge ou la blanchisserie, Chen se tire au Texas. Pourtant vu les quolibets racistes qui pleuvent dès le départ, il peut se préparer à en baver des ronds de chapeau. Mais tant pis car il est déterminé, il avertit même tranquillement: « Je veux devenir cowboy ». Shangaï Joe est le surnom qu'on lui donne quand il débute sa carrière de sacré distributeur de torgnoles, en particulier quand on lui manque de respect, il sait par ailleurs manier les cartes dans la tradition de son compatriote Zatoichi, gare à la triche hein ?! Il finit pas se faire engager par Spencer pour surveiller le « bétail » qui se trouve être des esclaves. Manque de bol, Chen a une devise: « Ne trahis pas et partout fais triompher la justice »... Aïe aïe aïe !

Censuré à la base car bien crado mais ici enfin présenté dans sa version intégrale, le film de Mario Caiano, vieux routier voire tâcheron italien, se révèle incongru de par le mélange de deux genres à l'époque rarement unis (western / arts martiaux) mais marrant même si parfois le jeu laisse un peu un goût d'amateurisme. On applaudit tout de même la musique de l'inusable Bruno Nicolaï (qui a bossé avec Leone, Verneuil, Argento, Franco...), ersatz de Morricone réussi. Les cascades tirées par les cheveux dont les sauts de tigre à dix bornes sont pimentées de l'obligatoire dose de cruauté visuelle : du fouet, des membres brisés, mais aussi empalement, amputation, fer rouge, carnage par balles, exercice de fusil cruels, les ingrédients habituels distillés avec générosité, quoi.

Bonus: 2 minutes de présentation du film, de son auteur et du casting puis 11 minutes sur Klaus Kinski, qui joue pourtant un rôle très court de cinglé psycho-scalpeur à 23 minutes de la fin avec son chapeau qui lui comprime les feuilles à plat. Par son biographe Philippe Setbon, on apprend même que celui-ci est un fan absolu de Bernard Blier, la classe.

 

© GED Ω - 21/02 2014 

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