Chroniques DVD
01
Aoû
1999

Les étoiles évaluent le plaisir ressenti à la découverte des œuvres, rien à voir avec une quelconque note !

carpenter fantastique horreur alice cooper film

Genre : « Celui qui dort va se réveiller », brrr !

Scénar : le père Carlton agonise avec sur la poitrine une jolie boîte de métal qui intrigue le père Loomis (HA !) qui vient enquêter. Alors que se produisent un peu partout dans le monde des phénomènes étranges (éclipse, insectes en folie, supernova...), Loomis lit le journal de Carlton et découvre une clé dans la boîte, elle ouvre une porte dans une église délabrée où il se trouve que Carlton dissimulait l'existence d'un sous-sol consacré à...« celui qui dort ». Loomis demande alors à rencontrer Howard Birack, un professeur connu pour remettre en cause face à ses élèves la science humaine et sa logique, pour lui demander de l'aider car une autre découverte a entre-temps été faite dans l'église : un cylindre de verre lumineux y contiendrait une forme physique de Satan lui-même qui gagnerait progressivement en puissance ! Diable ! Mais quand les scientifiques s'installent, les clochards des alentours observent le bâtiment d'un œil torve. Au secours ?

Pourtant pas suisse, John Carpenter est du type réalisateur multifonctions : il réalise, scénarise (sous le nom malicieusement choisi de Martin Quatermass), compose la musique (ici en compagnie d'Alan Howarth, qui a bossé / bossera aussi sur d'autres bandes originales de films de Carpenter comme New York 1997, quelques épisodes de l'interminable saga Halloween, Christine, Jack Burton, entre autres !), il est également très respecté par une grande partie du show-business amère-loque qui ne se limite pas au cinéma, le chanteur de hard rock ALICE COOPER, volontiers acteur depuis le début des années 1970, est par exemple un grand amateur de Carpenter, il offrira pour la bande originale le fort justement nommé Prince of Darkness (qui apparaît sur l'album sur Raise Your Fist and Yell, sorti un mois avant le film), jouera pour la peine un personnage proche de celui qu'il incarne sur scène mais surtout aidera la production à financer le film.

Avec en star forcément indicible une entité vieille de plus de sept millions d'années et une ambiance d'Apocalypse imminente, on ne peut passer à côté des influences lovecraftiennes de l'œuvre, l'abondance de vers, d'asticots, de fourmis, de scarabées, l'utilisation du vert mousse (une couleur forcément...tombée du ciel !), du gluant et du crado, des images macabres telle celle de ce pigeon crucifié sur une porte, des personnages un poil flippants comme ces clodos tueurs occasionnant eux aussi des coups de frissons rigolos, la remise en cause de l'existence de Dieu (ou la preuve de l'existence d'un anti-Dieu), tout ça pourrait être sorti de la bibliographie de maître Howard Phillips mort précisément cinquante plus tôt. Pour les carpenterophiles en herbe, Prince des ténèbres est le deuxième film d'une trilogie (après The Thing et avant L'Antre de la folie) que Carpenter nomma l'Apocalypse Trilogy. Un chouette film malgré les mauvaises critiques.

La phrase du film « C'est du caca ! »

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