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Chroniques DVD
29
Mar
1999

Les étoiles évaluent le plaisir ressenti à la découverte des œuvres, rien à voir avec une quelconque note !

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Genre : Poe par Corman

Scénar : Philip Winthrop part rejoindre sa promise Madeline Usher dont le frère Roderick, étrangement affligé par divers troubles sensoriels, semble déterminé à l’en empêcher. Madeline souffre d’une étrange maladie qui décime visiblement la famille et l’empêche de quitter la demeure, bien que Philip soit déterminé à l’enlever s'il le faut. Mais les phénomènes bizarres se multiplient, la maison semble dotée de vie et se désagrège à vue d’œil, comme si elle menaçait directement la vie de Philip que les Usher exhortent à partir. Mais peut-on lutter contre l’amour ?

L’illustre Roger Corman 1 s’attaque à Poe et dans cette première adaptation figure le terrible Vincent Price, très convaincant dans le rôle de cet homme torturé aux cheveux clair et aux tenues écarlates, qui est entouré de très bons acteurs comme Mark Damon (Le Jour le plus long, Les Trois visages de la peur, Ringo au pistolet d'or, Un train pour Durango etc.) et Myrna Fahey, si belle en colère, souvent vue dans des séries télévisées des années 50-60 de Zorro à Perry Mason. Le scénario est quant à lui signé par le célèbre écrivain de science-fiction Richard Matheson, (il écrira aussi ceux de La Chambre des tortures, L’Empire de la terreur et Le Corbeau du même Roger Corman, ainsi que ceux de Le croque-mort s'en mêle de Jacques Tourneur ou encore Les Dents de la mer 3 de Joe Alves).

Hyper bien foutu malgré sûrement de petits moyens, cette Chute de la maison Usher retranscrit bien le climat fantastico-horrifique de Poe avec l’aide d’une musique de cordes sombres et menaçantes parfois rejointes par des cuivres et des chœurs de sirène que l’on doit à Les Baxter (il composera pour la majorité des Poe de Corman) et de décors et accessoires ultra-gothiques de rigueur : brume fantomatique rigolote (c’est la Hammer transposée aux States !), vent qui siffle, portes qui claquent ou grincent de façon sinistre, murs qui se craquellent, toiles d’araignées qui dansent dans l’air des cryptes, armures qui brillent à la lumière des bougies (rouges, une couleur que l’on retrouve très souvent), très beaux costumes, même les tableaux de Burt Shonberg sensés être peints par Roderick sont très intéressants et délicieusement lugubres.

« Une simple mort ne peut pas annuler des siècles de malveillance. Il n’y a pas de paix sans sanction », et cet ancêtre d’Amityville en a sous le pied pour captiver l’amateur de vieilleries, et si le film se tient toujours franchement bien, la scène du rêve est totalement excellente, on recommande chaudement ce petit chef-d’œuvre à tous les amateurs de fantastique et d’épouvante vintage.

Bonus : bande-annonce

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