Une petite contribution ?

Chroniques DVD
03
Avr
1999

Les étoiles évaluent le plaisir ressenti à la découverte des œuvres, rien à voir avec une quelconque note !

Genre : film à sketches entre fantastique, giallo et horreur


1 - Le Téléphone 

Genre : giallo j’écoute ?

Scénar : le téléphone sonne mais personne n'est au bout du fil et la sonnerie retentit encore et encore. Rosy est énervée mais quelqu'un finit par parler, quelqu'un qui semble la surveiller de très près et la menace de mort, elle décide de faire appel à une amie mais la menace est toujours là !

La belle Michèle Mercier n’est pas rassurée dans ce récit en huis clos tendu où le jeu du chat et de la souris est rythmé par le tic-tac d'une pendule et ponctuée par la sonnerie du téléphone. A sa place, on l’aurait débranché direct ou appelé les carabiniers ! Mario Bava aime death-y-dément effrayer les jolies femmes (comme La Fille qui en savait trop) particulièrement avec ce tueur muni d’un couteau qui brille et des gants de cuir.

2 - Les Wurdalaks

Genre : fantastique gothique à dents pointues

Scénar : un cavalier découvre un cadavre avec une dague plantée dans le dos, l’arme appartient à un père de famille qui revient de sa chasse au wurdalak, espèce de vampire qui rôde et attaque les gens qu’il aimait avant le début de sa non-vie. Mais au fait, et si le patriarche était devenu un wurdalak à son tour ?

Un peu de gothique pour ces messieurs-dames ? De la brume et des baraques sinistres au programme de ce film en costumes, ainsi que des images superbes et crépusculaires de ruines (qui rappellent celles du Masque du démon) mais aussi deux jolies pépées suggestives. Boris Karloff (FrankensteinLa Fiancée de Frankenstein) cabotine un poil dans ce rôle tandis qu’un couple rappelle les amoureux de La Chute de la maison Usher dans lequel on retrouve d’ailleurs Mark Damon

A noter : le nom de ces vampires a inspiré plusieurs groupes de musique, du jeune Christian Vander à Killjoy et ses sbires norvégiens. Et ne parlons même pas du film entier qui avait pour titre anglais…Black Sabbath !

3 - La Goutte d’eau

Genre : fantastique à la Poe

Scénar : rhaaah on ne peut jamais faire sa couture tranquille ! Madame Chester doit ressortir pendant un orage affreux pour se rendre chez une vieille folle vivant avec ses chats, morte pendant une séance de spiritisme avec une très belle bague au doigt. La tentation est trop forte, elle pique la bague de la défunte et tout part en vrille. Comme si quelque chose voulait signaler le vol et la culpabilité de la jolie kleptomane, une mouche et une goutte lui font la misère…

Jacqueline Pierreux affronte le démon de la culpabilité dans un décor de capharnaüm absolu : d’innombrables objets jonchent le sol, particulièrement des jouets, des poupées et des cartes éparpillés dans tous les coins. Et comment ne pas frémir devant l’excellentissime maquillage de la morte ? Bava flirte ouvertement avec l’expressionnisme, ce qui n’empêchent pas l’utilisation de couleurs plus soignées les unes que les autres, on peut d'ailleurs dire la même chose pour les trois segments.

En résumé : Tchekov, Tolstoï et Maupassant librement adaptés par un grand Mario Bava, ça a de la gueule avec une telle photographie, avec en sus une intro et une outro (pour le moins iconoclaste) par Boris Karloff.

Bonus : que dalle !

Les mots-clés :

Quelques chroniques en vrac