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Chroniques DVD
02
Jan
1999

Les étoiles évaluent le plaisir ressenti à la découverte des œuvres, rien à voir avec une quelconque note !

Genre : science-fiction culte

Scénar : la jolie Flora s'inquiète de la disparition de son fiancé Jack Griffin. Celui-ci utilisait les laboratoires de son boulot pour mener ses propres expériences dont on ne sait rien. Pendant ce temps, en pleine tempête de neige, un homme avec une valise s’approche du village d’Iping avec le visage enveloppé par des bandes qui jettent un gros froid (comme si l'hiver ne suffisait pas) à son entrée dans l'auberge où il prend une chambre. Sans surprise, il ne manque pas de faire jaser les locaux ; pire, quand les tauliers veulent l’éjecter de l'auberge car il ne paie pas sa chambre, l'homme se déchaîne et installe la panique dans le village. Et pour cause, il est en fait invisible ! Devenu fou à cause du produit qu'il a rendu invisible, il envisage de grandes entreprises criminelles avec l’aide d’un collègue qu'il oblige à le servir… « L'homme invisible » fait bientôt la Une des journaux, tremble, Humanité !

Alors qu'il rechigne clairement à réaliser une suite à Frankenstein 1 demandée par les studios 2, James Whale choisit de s'attaquer à l’adaptation du roman de 1897 de H. G. Wells et à cette autre créature légendaire de la science-fiction. Il offre en même temps à Claude Rains un rôle à la fois mythique et paradoxalement plutôt facile à assumer vu que 99 % de sa présence ne se résume qu'à sa voix, par ailleurs géniale.

Et quel terrible ennemi pour la société que celui qu'on ne peut voir et qui se comporte, contrairement au « héros » du roman évoquant des motifs plus politiques, en parfait nihiliste de surcroît. C’est simple, il montre autant de joie dans la destruction qu’un Joker (celui de chez Batman 3, andouille, pas la carte), tout ça dans une ambiance parfois légère avec des personnages (les aubergistes par exemple) et des détails rigolos avant que la noirceur ne s'installe et que la folie ne se devine. A noter aussi des effets spéciaux impressionnants pour un si vieux film.

Bonus : « Enfin visible : l'homme invisible se dévoile » (documentaire présenté par Rudy Belhmer, 35’), photos de la production.

1 voir Frankenstein de James Whale (Avec Boris Karloff, Colin Clive...) 1931.

2 il finira toutefois par s’exécuter deux ans plus tard, voir La Fiancée de Frankenstein de James Whale (avec Boris Karloff, Colin Clive...) 1935.

3 en particulier celui brillamment incarné par Heath Ledger dans The Dark Knight de Christopher Nolan.

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