Chroniques DVD
02
Jan
1999

Les étoiles évaluent le plaisir ressenti à la découverte des œuvres, rien à voir avec une quelconque note !

Genre : thriller à l’ancienne


Scénar : à Saint Moritz, en Suisse, le couple Lawrence et son espiègle fille Betty sont invités par leur connaissance Louis pour un dernier repas sur place. En fait ce sera le sien car Louis se fait fumer en pleine danse et a juste le temps de demander à ce que l'on récupère quelque chose dans sa chambre pour le donner au consulat anglais : une brosse qui contient en fait un message secret. Mais la police arrive et quand le mari doit s'expliquer, on l’avertit soudain du rapt de sa fille. Louis était un agent des services secrets et enquêtait sur un complot contre un homme d'État étranger. Le couple refuse de renseigner les flics pour épargner leur fille. Ils rentrent à Londres et décident d'agir : ils se rendront au lieu de rendez-vous indiqué sur le message !


Classique de la période anglaise d’Hitchcock, L’Homme qui en savait trop est un très chouette film dans lequel évoluent des acteurs mythiques, à commencer par le méconnu Leslie Banks (le « héros » maléfique de La Chasse du comte Zaroff, que l’on retrouvera dans Jamaica Inn du même Hitchcock). La belle Edna Best, le grand Peter Lorre (M le maudit, Le Faucon maltais, Casablanca, Arsenic et vieilles dentelles, L’Empire de la terreur, Le Corbeau de Corman, Le Croque-mort s'en mêle…) affublé d’une mèche blonde ou encore le français Pierre Fresnay (La Grande illusion, L'Assassin habiteau 21, Le Corbeau de Clouzot, Les Vieux de la vieille) complètent le haut de l’affiche. Dans cette sombre histoire d’enlèvement où se mêlent espionnage et complot, Hitchcock fait déjà montre d'une caméra très ingénieuse (qui se brouille quand les larmes coulent !) qui livre aussi des images ultra vintage des sports d'hiver et de jolies vues des Alpes.


Le charme anglais est évidemment de sortie, le flegme et l'ironie règnent dans cette famille plutôt cool avec les convenances, Madame se fait même draguer sans que scandale n’éclate, la légèreté est aussi de mise au cours de certaines scènes carrément comiques (comme la conversation chantée dans l'église) mais le suspense n’est jamais loin (le stress de la bataille de chaises), l’horreur non plus (avec la tronche incroyable de la femme pasteur et ses yeux dingues, ou le délire hypnotique qui rappelle le docteur Mabuse de Fritz Lang) et le réalisateur possède un sacré bon talent pour la mise en scène de la noirceur, sans pour autant y sombrer, l’humour est en effet omniprésent. On note au passage que l’église est le lieu de rendez-vous de brigands (on l'a toujours dit !).


Hitchcock tournera un remake de ce film en 1956.

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