Une petite contribution ?

Chroniques DVD
06
Avr
1999

Les étoiles évaluent le plaisir ressenti à la découverte des œuvres, rien à voir avec une quelconque note !

Genre : western all’italiana

Scénar : Lanky Fellows, un chasseur de primes tireur d'élite, observe une diligence de l'armée se faire attaquer par des bandits. Pendant qu’une partie des voleurs se déguise en soldats pour aussi se faire la banque de destination, l’autre se tire avec la caisse d’or de l’armée. Lanky suit les derniers avant de les harceler au fusil à lunette. La somme récupérée, il la ramène à la banque à laquelle elle était destinée sans bien sûr oublier de demander une récompense. Sur la généreuse proposition de Collins, destinataire de l’or, Lanky verra sa prime doublée s’il protège le trésor d'éventuels nouveaux ravisseurs. La diligence arrive à bon port mais les faux soldats qui pensaient vider la banque sont attendus par Lanky qui les descend tous. Un transfert d’or pour le compte du gouvernement du Texas qui craint une attaque d'une autre bande ensuite ? Même pas peur !

Coproduction italo-espagnole (également distribuée en français, regarde l’affiche belge - ? - ci-dessus et retrouve-moi la VF car ici on n’a pas tout compris aux dialogues en italien de plus sous-titrés en…roumain ?!), ce tout premier film du grand Tonino Valerii rappelle légèrement l’univers du Sergio Leone triomphant comme de bien entendu, de sales têtes connues ainsi que le divin décor d'Almeria n’aident pas à effacer cette idée. Et pourtant Tonino Valerii tire son épingle du jeu avec quelques beaux outils : les acteurs d’abord, on est toujours content de voir le souvent cruel Fernando Sancho ou encore Piero Lulli, mais notre héros américain, Craig Hill (Histoire de détective, Adiós hombre, Dracula contre Frankenstein, Le Jour du jugement, Terreur sur la lagune…) fait de son mieux, de même que le reste du casting où l’on a tôt fait de repérer des visages inhérents au genre.   

Avec un beau travail de photographie de Stelvio Massi (futur réalisateur de poliziesci pour le moins brutaux et réactionnaires à l’occasion) et une chanson de Nico Fidenco classique à la Bacalov etc., un cow-boy à contre-jour descendant les dunes pour approcher ses proies a de la gueule, cet homme, malgré un nom plutôt ridicule (que l’on pourrait traduire par « le type dégingandé ») a même adopté une démarche qui rappelle clairement celle de Clint Eastwood dans Pour une poignée de dollars et tire évidemment plus vite que son ombre (on pourrait même carrément le qualifier d'invincible) avec au bec un sourire et des yeux bleu azur magnifiques pour le côté ange-démon. Avec ces gadgets classiques, il parvient pourtant à exprimer une certaine personnalité pas désagréable.

Ah, et pour les amateurs de curiosités, on rencontre déjà ici un personnage qui s'appelle Machete et qui se paye de plus une tronche pas possible entre mexicain et asiatique. (Merci George Wang !)

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