Chroniques DVD
25
Juil
1999

Les étoiles évaluent le plaisir ressenti à la découverte des œuvres, rien à voir avec une quelconque note !

Genre : les mots colonie et vacances n’ont rien à foutre ensemble !

Scénar : 1965. Un mono scout si dur qu’on le surnomme « Bien bien fou » décide de se venger des sales gosses de son groupe fichtrement doués pour planter la zone ou le sabotage. Manque de bol, ils s'avèrent plus forts que lui, un accident est vite arrivé et c'est l'ingénu Jean-Baptiste Foucret qui est choisi pour le remplacer. Enfant couvé et jamais en contact avec des gosses auparavant, il ne part pas gagnant (surtout si sa mère insiste pour porter son sac au départ). Et puis dès le début les catastrophes s’enchaînent : l’autocar tombe en panne puis prend feu, la mutinerie guette quand trop gentil il propose de partager le pognon des riches avec les pauvres, il a du mal à comprendre qu’il n’a aucune autorité sur les mômes de bourges, ni sur les autres non plus d’ailleurs, mais il va pourtant bien falloir gagner leur respect s’il veut survivre à cette expédition fort mal barrée…  

Déjà, on ne le dira jamais assez, en plus d’être un acteur-réalisateur doué, Gérard Jugnot a une gueule tellement formidable, celle d’un enfant prisonnier d’un corps trop grand pour lui, que l’on passe le film entier à plaindre le pauvre Jean-Bapt’ quand les petits salopards sensés lui obéir lui font subir les pires humiliations. Mais comme il habite sur une autre planète, la plupart du temps il pardonne ou ne semble pas réagir plus que ça devant la multiplication croissante des conneries, quitte à passer pour un glandu aux yeux de l’univers entier. L’histoire de la vie de tous les grands sensibles, visiblement pas faits pour cette terre. Ni pour les charmes de la très, très jolie fille de leur hôte (Agnès Blanchot) qui a aussi du mal à prendre le jeune homme au sérieux. Et avec des trognes comme celles de Jean Rougerie ou Maurice Barrier pour interlocuteurs, autant dire qu'il ne risque pas de prendre du galon.      

N’empêche, ses maladresses reliées font de Scout toujours un grand film populaire grâce à qui tous les horribles souvenirs de colo, ou au moins certains d’entre eux, refont surface : les interminables et cahoteux voyages en cigares à six roues, la Vache qui rit sur le pain, les chansons paillardes hurlées, la chasse au trésor en équipe, on se marre au passage de l’ « insécurité routière » de ses sorties, du tabac encore respirable ad nauseam, des bricolages au quotidien, de la promiscuité… Quelques gags hilarants viennent pourtant dérider le solitaire : le curé tous-terrains est grandiose, le poil à gratter hyper efficace, le moniteur homo, les paysans, les gitans (chez qui un portefeuille tombe) dignes des clichés habituels mais les quiproquos et autres gaffes à la chaîne dévoilent des facettes humaines qui dépassent souvent et heureusement la connerie des préjugés. Pour finir, on imagine un tournage qui a forcément dû être du genre physique, surtout pour la partie canyon tournée sur le formidable coin nommé Larzac. Joli boulot malgré les gosses !

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