Chroniques DVD
08
Avr
1999

Les étoiles évaluent le plaisir ressenti à la découverte des œuvres, rien à voir avec une quelconque note !

Genre : satiro-expérimental

Scénar : alors que la télévision américaine retransmet quotidiennement son quota de propagande quant à la sale guerre au Viêt Nam qui s’éternise, trois jeunes hommes parfois pris dans l'effroi de la conscription prochaine, Paul, John et Lloyd, tentent leur chance pour se faire réformer : pourquoi ne pas provoquer des Noirs dans un bar et se faire péter la tronche, se faire passer pour un homosexuel (…) ou un fanatique néo-nazi, tenter de choper la plus belle crève possible si en échange on peut rester chez soi et…glander tout en évoquant les principaux sujet de conversation à la mode : le complotisme post-Kennedy et bien sûr la sexualité que l’on voudrait toujours plus débridée comme l’époque semble l’y pousser ?

Influencé par la Nouvelle Vague (tu la sens la grosse influence de Godard via les montages et scénarios décousus et chaotiques ?) mais aussi les cinémas réalistes italiens et anglais (on note aussi des clins d'œil à Truffaut et Hitchcock), Brian De Palma ramène le cinéma dans la rue avec un tout petit budget et livre un film volontiers anticonformiste (tiens, pourquoi les personnages ne s'adresseraient-ils pas parfois directement à la caméra ? Pourquoi ne séparerait-on pas les scènes avec des cartons ?) et très sarcastique voire carrément satirique (la télévision dans le film ne manque pas de pointer l'administration Johnson dans ses mensonges hors des réalités historiques et dans ses critiques de l'autocritique de l'opinion publique, sinon, les rencontres électroniques sont déjà au programme mais ça ne marche pas toujours quand les véritables personnalités apparaissent au grand jour).

À sa sortie classé X à cause des nus, Greetings finit par gagner la critique et le public, relance la carrière d’un De Palma alors sévèrement dans le flou et révèle par la même occasion un tout jeune acteur dans son premier rôle, Robert De Niro, qui a déjà sa gueule géniale et invente ici un concept que l’on pourrait qualifier de voy'art. Au passage, Greetings est aussi le titre d’un morceau de la bande originale dont le groupe interprète porte le nom de THE CHILDREN OF PARADISE, quelques années avant l’apparition d’un fantôme du même endroit. On préfèrera de loin la suite de la carrière de BDP, nous laissons celui-là de côté, l’expérimentation fofolle n’étant pas forcément de notre goût malgré trois jeunes hommes qui s'apparentent parfois au Freak Brothers (sans la drogue) ou aux Monty Pythons (quand il s'agit d'exécuter des démarches ridicules).

Bonus : introduction au film par Luc Laugier.

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