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Chroniques DVD
20
Nov
2020

Les étoiles évaluent le plaisir ressenti à la découverte des œuvres, rien à voir avec une quelconque note !

Genre : Dupontel

Scénar : l’écrivain de théâtre Darius casse la baraque avec sa pièce, peut-être légèrement trop puisque bourré complet, il s'écroule et se retrouve en maison de repos. Il y reçoit la visite de vieilles peaux à moitié séniles dont sa mère entre autres, son frère est aussi de la partie mais lui reproche de suivre le sale exemple de son père… Six mois après quand il rentre à Paris, il s'aperçoit qu'on annonce une nouvelle pièce qu'il n'a même pas encore écrite ! Entre un voisin ultra invasif, une famille et des collègues dingues, la panique s'empare de lui mais il doit se mettre à écrire : autant retourner picoler puisqu’il n’y a que ça qui marche pour qu'il y parvienne… « C’est la médiocrité des autres qui va vous donner du talent » lui dit-on… Et avec la gueule de bois livrée avec son réveil, il trouve du texte écrit sur son ordinateur…

 

Après Bernie, M’sieur Dupontel réunit encore une belle bande de personnages aussi foldingues que le scénario : Claude Perron est de retour, cette fois en actrice givrée, les seconds rôles crèvent l’écran, particulièrement Philippe Uchan, Michel Vuillermoz et Nicolas Marié (en directeur de théâtre taré complet), sans oublier notre héros préféré, Albert Dupontel, responsable et acteur de scènes fabuleuses : à cause d’un « digicode capricieux », il fonce dans la porte avec sa voiture, il fait des cauchemars où le public, le monde, s'en prend à lui à cause de cette pièce non écrite, dans son esprit perturbé, même Jésus aurait décidé de le punir mais le summum, c’est cette séquence en armure à hurler de rire et son mythique « kenavo les bouseux ! » Et on se demande pourquoi il est la terreur de ses voisins à cause de ses sautes d'humeur homériques, pour ne pas parler de crises de folie furieuse ?!

On n’étonnera personne en disant qu’une fois de plus Albert Dupontel lire un extrait savoureux de son univers extraterrestre aux enchaînements extra où certains personnages s'adressent directement à une caméra ultra mobile qui virevolte et permet au spectateur de voir à travers l'écran de l'ordinateur ou les yeux du chat. Ah en parlant du chat, les animaux sont toujours les victimes des délires dupontéliens, planquez-les ! Totalement foutraque et typiquement dans le genre j'aime-ou-je-déteste, Le Créateur comporte aussi un paquet de musiques classiques vertigineuses comme pour perdre le spectateur déjà mis à l’épreuve par l’iconoclastie trash chère à Albert… Face à la blancheur de sa feuille, il a une fois de plus réussi à mettre un beau boxon dans les cerveaux avec un film qui restera comme les précédents dans les annales du cinémazimuthé, hourra.

Bonus : filmographie de Dupontel, bande-annonce, making-of (10’), story-board, interview de Terry Jones (7’) mais aussi le court-métrage Désiré dont on a déjà causé, voir Désiré de Albert Dupontel (avec Lola Crespin, Cathy Duros, Eric Elmosnino...) 1992.

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