Chroniques DVD
27
Fév
1999

Les étoiles évaluent le plaisir ressenti à la découverte des œuvres, rien à voir avec une quelconque note !

Genre : français (très) moyens

Scénar : Mireille Martin et Paul de Grandlieu sont de jolis fiancés qui font des jaloux, les blagues de ceux-ci de la casse, mais les copains promettent d'arranger le merdier. Des mots, toujours des mots, ils filent tous, tout comme les fiancés qui ont rendez-vous avec les parents de Mireille dans une cave enfumée de Saint-Germain-Des-Prés. Le fiancé semble fortuné puisqu’il les invite tous au château familial mais pour cela, les vieux Martin, voyant depuis toujours d’un mauvais œil la grande mode progressiste que tout le monde veuille posséder une voiture à leurs yeux inutile, devront se triturer l'esprit pour en trouver une et aller au fameux château sans mettre la honte à leur fille. Direction donc le Salon de l'Auto puis, chacun en cachette de l’autre, les époux prennent des cours de conduite…

Petit film sympathique sans prétention aucune (en tout cas on l’espère), À pied, à cheval et en voiture est surtout l’occasion de constater l’apparition d’un acteur destiné à rapidement se faire connaître : Jean-Paul Belmondo 1. Son rôle est minuscule mais l’homme, à l’instar de son compère Jean-Pierre Cassel, est déjà irrésistible. Et eu milieu d’une distribution de gens déjà très connus des cinéphiles (Denise Grey, Noël-Noël, Jean Tissier, Noël Roquevert, Hubert Deschamps, Darry Cowl, Jacques Fabbri, ou encore les éternels figurants - pour le moment - Bernard Musson et Jacques Seiler), de nouveaux visages émergent, dont celui, fort mignon, de la future madame Guy Bedos, Sophie Daumier (également à l’affiche de Quand la femme s'en mêle la même année, cette fois aux côtés d’Alain Delon).

Voici donc une comédie légère et assez rigolote, bien que très datée aujourd’hui, où l’on peut par exemple assister à une loufoque course de corbillards, où l’on peut se souvenir qu’elles avaient de bons côtés ces Fifties et ces belles deudeuches rutilantes que l’on prenait peut-être pour aller au cinoche voir Sénéchal le magnifique dont on aperçoit l'affiche à un moment, la musique de Paul Misraki est assez typique, les moments que l’on peut parfois trouver un peu longs ou lourds sont rattrapés par les numéros d’acteurs d’experts du genre, il est toujours très difficile de résister aux pitreries des Jean Tissier, Darry Cowl ou Noël Roquevert puisqu’ils sont respectivement nantis de rôles que l’on croirait écrits pour eux. Toute une époque qui petit à petit commence à tirer sa révérence…

1 en fait le premier fait d'armes de Bébel est un court-métrage, Molière, mais impossible de mettre les œils dessus.

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