Chroniques DVD
08
Avr
1999

Les étoiles évaluent le plaisir ressenti à la découverte des œuvres, rien à voir avec une quelconque note !

clint eastwood ted post western film

Genre : rope and revenge

Scénar : Jed Cooper est auprès du troupeau qu'il vient d'acheter quand une bande de types conduits par le capitaine Wilson lui tombe dessus et l'accuse d'avoir un, volé les bêtes et deux, tué leurs propriétaires. Sans autre forme de procès, on le pend à un arbre. Un homme providentiel le détache in extremis avant de le ramener aux autorités. Sympa, sitôt dépendu, sitôt en marche puis ce sont les chaînes et la cage… Malgré un échafaud tout neuf déjà prêt et un juge du genre expéditif, il finit par être disculpé mais refuse de voir les neuf responsables de sa pendaison s’en tirer comme ça. Le juge lui propose alors de devenir marshall. Bizarrement, une fois l'étoile sur la poitrine, il se montre beaucoup moins empressé à exercer la justice de façon expéditive mais il n'en reste pas moins un renard rusé qui reconnaît bien en la justice sa droiture à géométrie variable. N’empêche que la chasse est ouverte…

Le réalisateur Ted Post est en 1968 beaucoup plus connu pour son travail de vétéran de la télévision (pour laquelle il participa à d’innombrables séries) que pour ses longs métrages (les western The Peacemaker et Fais ta prière… Tom Dooley, sortis respectivement en  1956 et 1959, et la coproduction Espionage: Far East, en 1961). Le futur réalisateur du Secret de la planète des singes 1 et de Magnum Force 2 entre autres fait un coup d’éclat avec cet excellent Pendez-les haut et court qui permet à Clint Eastwood de persévérer dans le western après la mythique trilogie de Sergio Leone. Notre héros, déjà affublé d’un regard et d’une gueule de charognard, est entouré d’une bande d’(in)joyeux qui font leur possible pour être pires que ce que leur tronche inspire : l’ami de toujours Pat Hingle, Ed Begley (non mais c’te trogne !!), Bruce Dern, Dennis Hopper, L. Q. Jones ou encore le bien plus amène James MacArthur. Inger Stevens et son jeu vibrant reste à n’en pas douter un des plus beaux rayons de soleil du film, of course.

Ce vrai petit bijou entre brutalité et drame romantique, figurant un héros presque touchant quand, fragilisé par le destin, il se retrouve rafistolé par une autre âme blessée, est aussi orné d’une chouette musique menaçante et même volontiers martiale signée Dominic Frontiere, compositeur connu pour son boulot sur les séries Au-delà du réel, Les Envahisseurs et Matt Houston ou des films parmi lesquels Barquero, Chisum et Brannigan. Le metteur en scène n’hésite pas à montrer, peut-être un peu à l’italienne championne du « noircissage »  en règle, la curiosité morbide des civils pour les prisonniers, la cruauté des prisonniers les uns pour les autres, la détresse des prisonniers quand leur sort est scellé… Ah, elle est belle la justice quand elle tranche plutôt pour l'exemple pseudo-pédogogique que pour accomplir sa mission (déjà discutable).  

La phrase  du film : « si une corde ne vous a pas tué, mon café le fera ».

Bonus : bande-annonce originale.

1 voir La Planète des singes - La collection 1968-1973.

2 voir Clint Eastwood Inspecteur Harry - L'Intégrale (Coffret) 1971-1988.

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