Chroniques DVD
05
Aoû
1999

Les étoiles évaluent le plaisir ressenti à la découverte des œuvres, rien à voir avec une quelconque note !

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Genre : mise au tombeau de l’Immortel

Scénar : en août 1999, la couche d'ozone en a pris un sacré coup, elle est même sur le point de disparaître mais heureusement des savants comme un certain MacLeod sont là pour tenter de redresser la barre via l’invention d’un bouclier au-dessus de la Terre pour la protéger du soleil. Les humains y perdent au passage ce beau ciel tel qu'on le connaissait. On ne le sait pas encore mais le remède est pire que le mal : la Terre a subi une régression telle qu'elle est devenue une jungle urbaine et en 2024, on est à deux doigts de la guerre civile dans la plupart des quartiers pendant que je-suis-intelligent-si-beau-et-si-blablabla lui écoute très fort de l'opéra que lui seul peut-être peut comprendre dans ce monde de brutes. Pourtant ce sacré Connor l'immortel a une tronche de fossile vivant (puisqu’il ne « consomme » plus de quickening mais cela veut aussi dire qu’il vit, contrairement aux autres habitants de la planète, en paix). Son mentor Ramírez revient faire un tour dans sa mémoire, en même temps que la planète Zeist d’où ils avaient été déportés 500 ans auparavant après une guerre qui les avait opposés au cruel Katana. Qui comme par hasard envoie des tueurs au même moment. Sur Terre aussi les traîtres abondent, et si la présence du bouclier n’était en fait plus qu’un leurre agité pour faire régner la peur et le trouble ?

Alors autant avec le premier épisode de 1986, Highlander, on avait eu droit à un film fantastico-SF honnête, là le pétage de plomb est total, la science-fiction dans ce qu’elle a de plus débile prend le contrôle du véhicule temporel et amorce la roue libre qui règnera jusqu'à la fin, on a trouvé un nouveau lauréat dans l’éternel concours intergalactique du navet tellement il reste peu à sauver quand on fait le bilan : on ne sait pas trop pour quelle raison (à part le chiffre toujours énorme sur son chèque) Sean Connery a pu accepter le projet (ceci dit, il a de belles casseroles dans le genre), Christophe(r, hahahaha) Lambert semble toujours aussi perché et à la limite du supportable comme dans chacun de ses rôles, l’ensemble des acteurs se livre à une foire au cabotinage tout azimut, le catalogue de dialogues merdiques (ha, la VF est juste abominable), de grimaces, de costumes ridicules et de stéréotypes semble sans fin tandis que les effets sont vraiment spéciaux : des feux d'artifice en guise d'explosion, des néons flashy partout dans des décors de studio peu discrets , des machins laser moches en cas de quickening, une cerise magnifique sur ce gâteau d’un goût d’ailleurs : le doublage de cette chanteuse d'opéra tellement mauvais fait de la scène une des plus ridicules jamais vues au cinéma mais elle ne sera pas la seule, le film en est un catalogue.

Et même si on cherche à être gentil, alcool aidant, du côté des choses que l’on attendait un peu au tournant, c’est la cacamerde… Les combats sont longs et n'apportent pas grand-chose au schmilblick, l’histoire accumule les entourloupes scénaristiques (le summum est peut-être l’« élection » de MacLeod comme chef de la rébellion contre les vilains-pas-beaux, naturelle et logique à souhait. Grâce à Satan, QUEEN, qui n’est de toute façon pas dans la plus grande des santés côté Freddy Mercury qui mourra à la fin novembre 1991, n’est cette fois pas venu se compromettre dans le projet (même si des extraits des morceaux A Kind of Magic et Who Wants to Live Forever sont au programme des réjouissances) dans c’te bouzasse même pas digne d'une série de télévision ibérique et que les fausses Star Wars turques et italiennes surpassent les doigts dans le zen. On gardera malgré tout le souvenir ému de ces deux types totalement ridicules avec leur tronche de porc-épic sûrement découpée à l’arrache sur un bout du glorieux Razorback (le pôv’ !), pour le reste, il faut l’avoir vu pour croire qu’il existe, Highlander II ou comment dézinguer une saga plutôt prometteuse et prouver par A + B que c’est la télévision qui peut la recevoir de manière plus respectueuse. Mais attention, avant Adrian Paul et son catogan, il y a un III… Hardis, compagnons !!

Bonus : bande-annonce et filmographie sélectives de Russell Mulcahy, Christopher Lambert, Sean Connery et Virginia Madsen

P. S. : bon, a priori, suite à une discussion diasporienne (salut Jamais+37 Phil, tu es dans le site dorénavant haha !), notons que tous les films sortent à l’étranger avec un certain ChristopheR à l’affiche, peut-être pour que notre Christophe national puisse ensuite dire « Nan, vous confondez là, ce film c’est avec Christopher, mon frère jumeau, ce gros nul » !

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