Chroniques VHS
24
Aoû
2002

Les étoiles évaluent le plaisir ressenti à la découverte des œuvres, rien à voir avec une quelconque note !

Genre : film pour tapettes

Scénar : des gens sont réunies à l’occasion d’un décès, ne se sont pas vues depuis des siècles et voilà qu’entre deux sous-entendus, les objets commencent à se déplacer comme par magie, des silhouettes à apparaître au bord des routes… Et puis que dire de ces mouches à la noix qui attaquent tout le monde ? Quand les morts commencent à se multiplier, il n’y a bien sûr plus de réseau pour appeler les secours, b’zarr’ non ?

 

Yes, des insectes tueurs ! Et c'est tant mieux tellement les acteurs sont insupportables (même morts !) car autant le dire tout de suite, on comprend maintenant pourquoi Infested est le premier et surtout le dernier film de son réalisateur. Because franchement on atteint des sommets du navet ici. Malgré deux-trois détails gore rigolos et un splendide générique qui finit intelligemment par un coup de tapette, le film compile des scènes particulièrement gênantes (comme celle de la danse sur le Da da da des allemands de TRIO), des dialogues pathétiques, une musique moisie, des effets nul-mériques infects (la séquence vue de l'intérieur du corps détient aisément le pompon) et une explosion digne d’un jeu vidéo en solde de 1985.

Dans la série clichés, on a aussi le line-up classique : la présentation des personnages est un poil longuette mais logique, se voient donc ici réunis une chaudasse, un conspirationiste, un journaleux, un acteur de série, un jaloux (dont un abruti qui cite Kierkegaard entre la poire et le fromage) dans une histoire où les invraisemblances pullulent, par exemple ces mouches (oui, regarde la couverture, puis relis la phrase) qui prennent soudain feu à la lumière alors qu'elles sévissaient dehors au début, c'est pas n'importe quoi ça ?

 

En dehors de la présence du toujours sémillant Mark Margolis (le Antonio Nappa de Oz) dans le rôle d’un curé iconoclaste, et pourquoi pas celle, si on veut passer pour indulgent, de Zach Galligan (le héros de Gremlins), ainsi qu'un sens très drôle de l’automédication à la lame de rasoir et à l'alcool, ce film est malheureusement à oublier. Définitement. Enfin, si c’est possible…

Spéciale dédicace à Anaïs qui fit le choix tragique de cette cassette vidéo qui détrône peut-être enfin Spoils of war depuis le temps pour le Nawak d'or du film le plus crispant ???

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