Chroniques VHS
25
Nov
2017

Les étoiles évaluent le plaisir ressenti à la découverte des œuvres, rien à voir avec une quelconque note !

Genre : horreur ado
Scénar : cette faculté manque de moyens sauf bien sûr en ce qui concerne le football comme dans toutes les petites villes insignifiantes. L'entraîneur de l'équipe super autoritaire s’avère aussi un givré total mais il n'est pas le seul, la directrice l'apprendra à ses dépens. Mais pourquoi tant de haine ? Et pourquoi tous les profs semblent partir en couille bizarrement là maintenant tout de suite ? Et boivent tant d’eau ? Dans le même temps une bande d'étudiants est logiquement en quête de teuf, de sexe ou simplement de paix comme le fluet Casey qui fait une découverte sur le terrain de sport : une espèce animale pour le moment inconnue, même des profs, et qui peut se reproduire à la vitesse de l'éclair. Et qui semble un poil agressive...

Après le jouissif Une nuit en enfer 1, Robert Rodriguez commet un teen movie (comment y échapper après le succès des Scream & co. ?) avec une bonne dose d'action et de suspense, mais pas vraiment assez de sérieux pour captiver le fan d'horreur absolue. Même si, surprise, quelques scènes ghorrifiques sont là pour faire marrer les fans du genre, on en profite pour ressasser pas très finement les problèmes du passage à l'âge adulte blablabla etc. On aurait préféré plus de brutalité d'autant que les jeunes sont surplombés par de solides acteurs de séries comme Robert Patrick toujours sympa en type violent, ou l'excellent Daniel von Bargen (le colonel dans Malcolm).

Pas franchement le meilleur de Rodriguez 2, trop ado pour être supportable de bout en bout, The Faculty n'a pourtant pas que des mauvais côtés : on apprécie des effets spéciaux sympas malgré le côté numérique, la bande originale très rock, voire très hard / metal (des reprises d'ALICE COOPER ou PINK FLOYD par la jeune génération alterno-punkoïde entre autres), les citations très à propos de L'Invasion des profanateurs de sépulture et du triste sire Robert Heinlein.

La phrase du film est dite par le très sportif Casey (un Frodon tout jeune) : « pour moi on ne doit courir que quand on est pourchassé ».

1 voir Une nuit en enfer de Robert Rodriguez (avec Harvey Keitel, George Clooney…) 1996.

2 t'en veux, on en a plein en stock, agad' https://www.nawakulture.fr/index.php/rechercher?searchword=robert%20rodriguez&searchphrase=exact.

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