Chroniques DVD
20
Mai
1999

Les étoiles évaluent le plaisir ressenti à la découverte des œuvres, rien à voir avec une quelconque note !

Genre : The Number of the Beast

Scénar : le hasard n'existe pas : à Rome, le 6 juin à 6 heures, quand elle perd son enfant, on le cache à Katherine Thorn à qui est présenté un autre bébé. En fait, pendant l’accouchement où elle perd connaissance, un prêtre a suggéré à son mari Robert d'adopter et de passer la chose sous silence (c’est du propre hein ?). Et puis ça tombe bien, au moment même où meurt le bébé meurt aussi une mère laissant un fils, Damien. Celui-ci grandit ensuite dans un lieu très fortuné, Thorn étant devenu ambassadeur au Royaume-Uni. Le jour d’un anniversaire, après l’apparition d’un chien au regard captivant, la gouvernante de Damien se pend, merci l’ambiance, mais le chien ne part pas sans se faire reconnaître du gamin. En même temps qu’une nouvelle nounou déboule mystérieusement de nulle part, un prêtre arrive précipitamment de Rome : « nous avons peu de temps Monsieur » dit-il à Thorn qu’il conjure de s'en remettre à Jésus, la naissance de Damien serait en réalité synonyme du commencement de l’emprise du Diable sur la terre !

Adieu romantisme et discours de mœurs, Twinky (1970) est bien loin quand Satan, très à la mode après toute une série de films d'épouvante occulte à succès (Rosemary's baby, Les Diables, La Nuit des Diables, L’Exorciste, L’Antichrist, Les Démons, La Maison de l'exorcisme, Le Couvent de la bête sacrée, Flavia la défroquée, Émilie…) et ce n'est qu'un début quand déboule ce gamin aux yeux (pourvus de lentilles) impressionnants : Damien ! Au départ, quand il se retrouve à la tête du projet puisque Warner décide de soutenir L’Exorciste 2 au lieu du projet Malédiction, Richard Donner ne veut pas faire un film d'horreur avec La Malédiction mais un thriller débarrassé des éléments invraisemblables (en tout cas qui sortent du champ du « normal »), un film au final bien plus crédible que les festivals d’effets spéciaux et d'outrance à tous les niveaux que les collègues défouraillaient à la même époque. Au passage, les mouvements un poil frénétiques de la caméra que l'on reprochait à Twinky sont ici un ingrédient essentiel pour instaurer la peur.

N’ayant pas d'après lui réussi deux téléfilms précédents, les gens qui s’impliquent dans La Malédiction lui rendent confiance en lui, il y a c'est sûr de quoi bâtir un magnifique projet. Du coup, après avoir lu puis fait travailler David Seltzer sur le scénario, Donner s’entoure pour cette énième mais tout à fait excellente évocation de l'Apocalypse d’un casting de choc (Lee Remick, Billie Whitelaw, Gregory Peck, Harvey Stephens, David Warner, Patrick Troughton, tous font leur maximum pour servir le film), fait composer une musique à Jerry Goldsmith qui arrive avec une fresque sonore énorme aux faux-airs de Carmina Burana, ZE bande originale qu’il fallait à un film qui s’il n’a pas pu bénéficier d’un budget à sa mesure, devient pourtant vite un des tout meilleurs films fantastiques des années 1970 avec des scènes inoubliables (l'attaque des babouins, la tempête de feuilles couplée à la foudre, le pétage de plomb de Damien sur le parvis de l’église…) et un montage absolument parfait. Diabolique ?

Notons pour conclure des détails influentiels : un tricycle comme chez Shining / Freddy, une chambre fanatique digne de L’Antre de la folie, un cimetière étrusque à l’ambiance gothique comme dans…Crime au cimetière étrusque, trop d’éléments suspects pour ne pas accorder un visionnage à ce véritable film de chevet chez Nawakulture.

Bonus : 666 : « The Omen revealed » (« personne, acteur ni bête, ne doit souffrir pour un film » est une phrase qui consolide l'idée que Richard Donner était un mec bien, 46’), « Curse or coincidence » (il est arrivé tout un tas de choses bizarres et meurtrières autour du tournage, genre, entre autres, la foudre qui tombe sur des avions, 6’), « Jerry Goldsmith on The Omen score » (quelle musique nom de dieu, 18’, ou plutôt 6 + 6 + 6’ si tu préfères…), bande-annonce

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