Chroniques cinema
01
Nov
2022

Les étoiles évaluent le plaisir ressenti à la découverte des œuvres, rien à voir avec une quelconque note !

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Genre : la fin des fins ?

[Mentionnons tout de même parce qu’elle le mérite une ambiance chez Monciné Béziers pourrie par des hordes de débiles jamais sortis de chez eux sauf pour foutre la merde, la sécurité y est aux abonnés absents, l’équipe du cinoche dépitée, on doit même changer de film au dernier moment pour éviter un Exorciste que l’on nous annonce direct qu’il sera gâché par des incultes fiers de l’être. Cette société a de quoi s'arracher les cheveux avant de nous contraindre à passer le permis de chasse au con et les CRS dont on nous rebat les oreilles sans arrêt seraient-il partis de Béziers sans rien dire de leur peur de rencontrer un vampire ou une momie ? La question reste posée, le temple de la consommation tout azimuth nous avait habitué à plus d’encadrement, mais les beaux magasins étaient fermés, ceci expliquerait-il cela ?! Hop, cette phrase à peine terminée, une grosse tanche qui fait tranquillement charger son téléphone dans la salle récupère son hochet et, en le décrochant, arrache la prise, RIRES…?]

Scénar : Haddonfield pendant l’Halloween 2019, c'est aussi l'occasion de se faire un peu de blé quand on se fout pas mal de passer la soirée déguisé en glandu horrifique, c'est le choix que fait Corey en allant baby-sitter chez le jeune Jeremy, enfant comme tant d’autres traumatisé par l’affaire Michael Myers… Bah, « c'est Halloween, on va passer une bonne soirée » déclare Corey sans voir venir que le gamin devient très agressif au moment de stopper le film d’horreur. Le petit enferme le grand dans le grenier, le grand défonce la porte et en même temps projette le morveux par-dessus la balustrade : accidentel ou pas, c’est un meurtre. Plusieurs années plus tard, Corey bosse à la casse de son père qui, bienveillant, lui offre une moto pour arriver au taf à l’heure, un truc à ne pas répéter à la mère tyrannique qui règne chez eux. Il tombe par hasard sur la survivante Laurie Strode qui lui présente la superbe Allyson, cavalière possible pour la fête à venir… Mais Corey n’a pas que des amis, il retombe sur la mère de Jeremy qui l’agresse, une bande de jeunes crétins le harcèle et quand il se retrouve carrément balancé du haut d’un pont, le réconfort inattendu viendra d’un personnage tapi dans les égouts, affaibli mais toujours prêt à charcuter : Michael Myers !

Voici donc enfin (merci encore Covid-ordure !!) le troisième épisode d'une trilogie Halloween 1 enfin réalisée avec un esprit d'osmose au niveau image et son, une résurrection marquante mais finit-elle en beauté ? Eh bien on est plutôt de cet avis, c’est parti avec un beau générique à base de citrouilles et le retour rapido sur le début de l’histoire devenue une légende quatre ans après la dernière apparition du Mal. Une légende dont certains devraient cesser de se moquer, la mise en scène macabre (et drôle malgré le sérieux du projet) va faire son possible pour le rappeler. Niveau personnages en tout cas on est en territoire connu : Jamie Lee Curtis est toujours aussi rock'n'roll malgré son ambition de grand-mère de raconter ses mémoires dans un livre, Andi Matichak est totalement irrésistible en fille directe et courageuse, Rohan Campbell se révèle quant à lui plutôt crédible dans la peau du petit nouveau, ce jeune homme maladroit et torturé qui est une cible parfaite…pour tout le monde ou presque, même de Cupidon… Des personnages (explorés de l'intérieur dans cette trilogie finale) beaux, en tout cas bien plus rassurants que celui de l’ineffable Michael Myers qui a semble-t-il ici le pouvoir de lire le passé dans les yeux de ceux qui lui font face. Manquait pu’qu’ça !

En tant que grand fan du genre, on se réjouit toujours que la bande originale d’un film soit plutôt axée rock (un morceau des DEAD KENNEDYS ?! En voilà une bonne idée, sans parler du BLUE ÖYSTER CULT qui trouve une place parfaite sur la conclusion (réelle ? On peut encore se poser la question, les producteurs marmonnent déjà sur une non-fin et puis bon, c’est juste à peine le treizième film de la série 2 !!!) d'une des plus longues franchises horrifiques et comme pour boucler définitivement une boucle, l’initiateur John Carpenter est aussi parmi les producteurs et avec son fils Cody et son filleul Daniel Davies qui travaillent depuis quelques années sur toutes les compositions du patriarche, ils ont créé une bonne part de la musique, on ajoute au menu déjà de haute volée une composition du projet de pop synthétique BOY HARSHER où nostalgie et compagnie sont de sortie. On ne conclut certes pas sur un point d’orgue avec Halloween Ends mais sur un très bon film dans la lignée du précédent. Après tout, il est très difficile de faire du neuf avec tant de vieux, même si on avoue un penchant certain pour cette trilogie par rapport à de nombreux autres épisodes plus faibles, voire qui se sont complètement vautrés comme le second de Rob Zombie 3.

1 voir Halloween de David Gordon Green (avec Jamie Lee Curtis, Judy Greer, Andi Matichak, James Jude Courtney, Nick Castle, Haluk Bilginer, Will Patton...) 2018 et Halloween Kills de David Gordon Green (avec Jamie Lee Curtis, Judy Greer , Andi Matichak, James Jude Courtney, Nick Castle, Airon Armstrong, Will Patton, Thomas Mann...) 2021.

2 on a parlé de chacun d’eux, clique donc sur Halloween où tu trouveras les films entre autres !

3 à propos de ce dyptique, voir Halloween de Rob Zombie (avec Scout Taylor-Compton, Malcolm McDowell, Brad Dourif, Tyler Mane, Daeg Faerch, Sheri Moon Zombie, William Forsythe, Richard Lynch, Udo Kier, Danny Trejo...) 2007 et Halloween II de Rob Zombie (avec Sheri Moon Zombie, Chase Wright Vanek, Scout Taylor-Compton, Brad Dourif, Caroline Williams Malcolm McDowell, Tyler Mane) 2009

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