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Chroniques DVD
15
Juil
1999

Les étoiles évaluent le plaisir ressenti à la découverte des œuvres, rien à voir avec une quelconque note !

Genre : rape and revenge

Scénar : un voyou agresse une fille dans sa voiture et la laisse pour morte après l’avoir violée. Mais il ne s’arrête pas là, il ne tarde pas à s'incruster ensuite à une fête avec un pote où les rupins qui organisent se la pètent et se foutent bien de leur gueule. Les richards vont avoir une bien mauvaise surprise avec ces gardiens de parking très motivés par les filles se trémoussant dans le salon en jouant un peu trop les aguicheuses-moqueuses.

Enchaîner avec le cultissimo Cannibal holocaust c'est compliqué mais Ruggero Deodato 1 va encore taper un bon coup avec ce film dans la lignée de La Dernière maison sur la gauche, du Dernier train de la nuit et de La Proie de l'autostop. C’est d’ailleurs la « star » de deux d’entre eux, David Hess, que l’on voit ici déchaîné sur fond de pop à piano ou de funk (Riz Ortolani est dans la place), accompagné d’un Giovanni Lombardo Radice dans son premier film avant des apparitions dans plein de « petits » classiques tels que Pulsions cannibales, Frayeurs, Cannibal ferox, Bloody bird, Sanctuaire, La Secte mais aussi…Gangs of New York. Des têtes connues chez les filles aussi : Annie Belle a été vue dans des quantités de films à tendance érotique mais aussi dans le Horrible de Joe D'Amato, Lorraine De Selle dans Cannibal ferox (Umberto Lenzi), Pénitencier de femmes et Révolte au pénitencier de filles (Bruno Mattei) et Les Bêtes féroces attaquent (Franco Prosperi)…

Esthétiquement à la fois brutal et sensuel (troublante scène que celle de la douche séparée par une vitre où les futurs amants font leur parade nuptiale), La Maison au fond du parc pioche aussi dans le patrimoine : outre le huis clos (ou presque) souvent inhérent au genre, difficile de ne pas penser qu’un prénommé Alex ne soit pas une référence à Orange mécanique avec qui cette Maison partage généreusement l'ultra violence envers la bourgeoisie honnie, les nanties perverses rappellent quant à elles Macha Méril chez Aldo Lado… Même s’il ne fera plus peur à grand monde après quarante piges d'horreur toujours plus gore, La Maison au fond du parc reste un moment important du malsain à l'italienne où, une fois de plus, la différence entre le bien et le mal n'est pas bien claire avant une fin de scénario tordue dont on a finalement l'habitude chez les transalpins. Bravo en conclusion pour cette fort chouette scène éclairée au frigo, du grand art !

Bonus : galerie photos, fiche technique, filmographies et « Sweet dreams in a dream house », entretien avec Deodato, D’Offizzi, Radice etc. (53’)

1 on a écrit quelques articles à son sujet, clique donc sur Ruggero Deodato.

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