Chroniques DVD
09
Avr
1999

Les étoiles évaluent le plaisir ressenti à la découverte des œuvres, rien à voir avec une quelconque note !

verneuil delon ventura gabin film mafia

Genre : polar saveur Mafia

Scénar : le braqueur récidiviste Roger Sartet s’évade grâce à la complicité d'une famille sicilienne à qui il propose un coup gigantesque : un casse de joncaille en Italie, quitte à carrément détourner l'avion qui trimbale le futur butin. Mais des tensions naissent quand Sartet ressent que les siciliens l’évincent un peu plus chaque jour. Pour compliquer le tout, le déterminé commissaire Le Goff, vieille et dangereuse connaissance du braqueur, finit par pister les siciliens, la rencontre sera froide mais polie. Sartet commet des imprudences et, chez la mafia, le business ne doit jamais mettre la famille en danger, qu'on se le dise…

D'entrée, comment résister à la musique immédiatement reconnaissable de maestro Morricone (dirigée par Bruno Nicolai) absolument superbe et obsédante grâce à ses sifflements et ses guimbardes ? Ensuite, le casting : Jean Gabin, âgé mais impressionnant de monolithisme sombre, Alain Delon le chien fou, Lino Ventura en commissaire têtu qui « essaie d'arrêter de fumer et ça le rend fou furieux » (mais ce sont les bandits qui vont trinquer), sans oublier André Pousse, Rudy Lenoir, Marc Porel et de bonnes têtes connues comme celles des éternels petits rôles Jacques Duby et Raoul Delfosse. Pour finir sur une note de tendresse dans la panoplie polar, on s’extasiera devant le charme d’Irina Demick (Le Jour le plus long, OSS 117 se déchaîne, Ces merveilleux fous volants dans leurs drôles de machines, La Métamorphose des cloportes…).

Basé sur un roman de l’excellent Auguste Le Breton et pourvu de dialogues de José Giovanni, Le Clan des siciliens est un pur classique du polar français qui a plutôt bien vieilli et une rencontre au sommet du panthéon du cinoche français, un thriller à l'américaine doté de très gros moyens, la plus belle preuve en étant la scène de l'atterrissage du DC8 presque crédible. On n’échappe pas aux tics peut-être un peu cliché de cette famille mafieuse où seuls les hommes comptent, mangent des pâtes etc. On lui reconnaitra tout de même le génie de l’invention d’un super petit gadget pour découper un fourgon cellulaire !

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