Chroniques DVD
26
Déc
2010

Les étoiles évaluent le plaisir ressenti à la découverte des œuvres, rien à voir avec une quelconque note !

Genre : zlombriecs

Scénar : éoliennes partout, justice nulle part, par contre on a ce break américain improbable aux ailes marquetées de bois qui file (Vincent, c'est un peu comme sur la route de la Belgique, mettons sans le break mais avec les lentilles froides dans la forêt) avec à son bord Charlotte qui a décidé, sûrement après une rupture, d’aller « vers le soleil ». N’empêche qu’elle sent les emmerdes arriver avec des motards qui la suivent de trop près, Bazooka Joe et deux autres débilos du même acabit. Du coup, elle s’oblige à prendre Max en stop, ça fait toujours deux bras de plus et puis attention, elle prévient : « si tu sors ta bite, tu prends un bouquet de phalanges ». Arrêtés à un rade des plus zarb nommé « Le Saloon », les voilà rejoints par les bikers de déchèterie. Mais au moment où ça va chier, la taulière les sauve avec sa pétoire. Mais de là à dire qu'elle est un ange gardien, faut quand même pas déconner… D’ailleurs quand Max va se débarbouiller aux gogues il n’en revient pas, et personne, bien sûr, n’a rien vu… Têtue, elle reste dans le coin pour chercher l’illustre inconnu qu'elle trimballait, pète une vitre et retourne chez la vieille, retrouve le bandana du gars, mange un gros coup de gourdin sur la tronche et se retrouve en cage comme d'autres… S’évader coûte cher et en plus Max est en fait le fils de la givrée de service… Hm, la cuisine dans un pot de chambre ne présage jamais rien de bon…

« La terre veut du sang, on a pas le droit de lui refuser ! » Premier et seul film de Franck Richard, La Meute ne pouvait que nous plaire en rassemblant individus, personnages, atmosphères et musiques pile dans le spectre NK. Les acteurs d’abord : on ne présente plus Yolande Moreau depuis au moins Germinal, ni Philippe Nahon depuis au moins Seul contre tous (mais son immense carrière court du Doulos à Kaamelott - dont on retrouve un tas d’acteurs - en passant par Ne réveillez pas un flic qui dort, La Haine, Le Pacte des loups ou encore Haute tension dont on retrouve ici le véhicule-phare : le fameux « Tube » de Citroën, mais aussi l’ambiance féminine et désenchantée), on ajoute que lui faire porter le nom de Chinaski et un T-shirt I FUCK AT THE FIRST DATE, n’ajoute que du lustre à une tronche déjà géniale mais pas très douée pour singer Colombo. Kaamelot donc pour la si belle « chasseuse nocturne » (LOE / HATE) Émilie Dequenne ultra craquante avec ses bas à rayures (le top ultime) et son look punkhardos, Kaamelot pour Brice Fournier (mais siii, Kadoc, le frère encore plus con que Karadoc !). Pas Kaamelot pour le chanteur Benjamin Biolay assez conforme à ce l’on attendait de lui (silencieux, taciturne, équivoque…), quand après l'abattement la volonté de combat revient, l’atmosphère devient flippante et ça doit marcher avec certains mais les délires genre TOFU gravé sur un front ou Nahon jouant avec des bretzels (la classe à Arras ?) font plutôt s'estrasser.

« On a violé la terre, elle nous envoie ses monstres. » Comme toujours une histoire pas loin du grotesque (et même aussi du Groland d’ailleurs…) mais de très bons acteurs pour lui donner vie et surtout un cadre global top : la musique peut passer de plages de synthé contemplatives à un laminoir de riffs (Chris Spencer, la classe bordel, UNSANE, aaaargh !!) particulièrement sidérurgiques comme pour coller à l’atmosphère typique du nord-est minier de la France (la Lorraine maybe ?) dont les paysages extraordinaires ont été soignés par un très, très bon travail de photographie (les images aux couleurs soignées sont parfois d'une grande beauté plastique et poétique et si en plus la musique s’y met pour tresser un joli cadre autour, cet étrange cortège nocturne avec cheval et lumignon tiendrait presque d’une Mesnie Hellequin de conte de fée…). Crucial aussi le super taf de décoration (et pas forcément que pour l’installation à la Saw d’une ferme à sang à la…Soif de sang, la déco du Saloon, entre Pataterie et l’ambiance mauvaise d’un Planète terreur, de Snack ou du restau d’autoroute de Duel), tant qu’à y être on mentionnera les dialogues parfois gentiment acides et un chouette montage très efficace : pas mal d'action et finalement assez peu de boucherie car l'ambiance à la fois noire, nostalgique, solennelle et respectueuse, règne sur ce joli cirque dingue auquel le si positif progrès a donné naissance. On aurait adoré voir ça au cinoche. Sincèrement.

L’énigme du film : pourquoi ce personnage qui court entouré de papier bulles pour foncer dans le dur ?

Bonus : un fourreau inutile mais pas moche, une bande-annonce, un petit diaporama, un making of de 53 qui se transforment en 24’ mais à voir absolument juste pour rappeler qu’il ne faut pas prendre les chevaux pour des canards sauvages !

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