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Chroniques DVD
22
Juil
1999

Les étoiles évaluent le plaisir ressenti à la découverte des œuvres, rien à voir avec une quelconque note !

dvd Wes Craven slasher thriller horreur hicksploitation

Genre : resucée auto-caviardée

Scénar : une bande de jeunes chiens fous s'embarque pour une course de motos où une essence spécialement puissante pourrait bien les faire gagner. Mais Bobby, survivant du massacre qui survint huit ans plus tôt et qu’il ne parvient pas à digérer, ne veut pas retourner dans ce désert. Pourtant, le voyage s’effectuera dans un super bus scolaire pour transporter tout le monde y compris un chien comme garde du corps. Puisque Bobby n’a pas voulu partir, les autres en profitent pour rigoler de la tristement célèbre famille des cannibales coupables du carnage. Bien sûr, ils n'auraient pas dû, heavy-demment, puisqu’en voulant prendre un raccourci, ces imbéciles se retrouvent en plein sur le territoire des furieux qui ne sont pas devenus végétariens entre-temps. Pour être sûrs que tout va bien se passer, ils se débrouillent même pour tomber en panne avec leur véhicule. Se déplacer à la recherche d’une solution sur un terrain passablement piégé par les préhisthorrifiques s’annonce ardu. C’est une grott’ d’affreux, qu’est creusée dans la colline, on y vient à pied, on n’en repart pas, ceux qui vivent là…vont vous massacreeeeeer !

Basée sur des faits réels (rires, mais les Sawney Bean écossais ont après tout peut-être existé), cette suite déglinguée du film culte qui ne portait pas, lui, de numéro 1, est soyons bref, un petit morceau de caca tout sec si on le compare connement avec son glorieux prédécesseur qui à la presque fin des années 1970 n'avait pas été très tendre avec le rêve américain et les joyeux habitants d’un milieu rural à la sexualité en circuit un rien fermé. Les années 1980 allaient-elle alors se montrer plus clémentes avec les crétins des collines et les voyageurs à cerveau d’insecte ? Que nenni, et puis on ne voit pas trop comment on aurait pu vu que le film de Wes Craven s’auto-cite en permanence à coup d’extraits du premier film, certes ou soi-disant pour illustrer les séquelles psychologiques de personnages jetés dans un scénario très crétin où chacun, selon le trousseau horrifique classique, fait le contraire de ce qu'il devrait faire et en avant la musique. Tiens, puisqu’on en parle, Harry Manfredini ne s’est pas cassé le coccyx non plus, il ose même parfois des sonorités proches de celles de Vendredi 13, autant taper dans le méconnu, c’est simple et efficace.

En fait, au lieu de plonger dans la déprime ou la consternation un poil compréhensible, il faut agir, et vite, en trouvant de nombreux détails prêtant à sourire, y en a une petite poignée qui fait que cet « authentique » film d’horreur se transforme par la force des choses en une comédie, rien de plus : le « boucher » est une sorte de Salvatore Baccaro, donc horrible et presque drôle à la fois, les gesticulations de Michael Berryman sont toujours fatales quand on veut garder son sérieux, Craven case même un gag grotesque (Roy le biker a une tête absolument incroyable…normal, il porte un masque et fait une blague à sa copine, malheureusement plus maligne que lui !) et des poursuites en bécane dans la cambrousse avec pièges et caetera un peu cartoonesques, un peu à la 2000 Maniacs et consorts ! Pour ne pas changer, les personnages portés sur la chose sexuelle semblent clignoter comme un panneau lumineux indiquant « jeunesse dépravée = danger ! ». Quand on fait l’addition, on se dit que La Colline a des yeux 2 est quand même un peu nul, commis sûrement comme un film de commande (un millions de $ pour faire ça, c'est fou) qui ne vaut guère plus que l'oubli.

Bonus (tous écrits et saupoudrés d’illettrisme) : biographie et filmographie de Wes Craven, historique du film, et même DES films, le troisième, heureusement jamais rattaché à la série, a tout de même été tourné, il est sorti sous le titre Peur panique, un chef d'œuvre SF signé Joe Gayton avec entre autres Lance Henriksen, le pauvre.

1 voir La Colline a des yeux de Wes Craven (avec Michael Berryman, Virginia Vincent...) 1977.

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