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Chroniques DVD
28
Mai
1999

Les étoiles évaluent le plaisir ressenti à la découverte des œuvres, rien à voir avec une quelconque note !

Genre : les routiers sont sympas (mais faut pas leur casser les noix !)

Scénar : le chauffeur poids lourd John David « J. D. » Dawes passe voir son jeune frère Billy massacrer la campagne avec ses potes du motocross puis le laisse partir faire une livraison avec son camion. Mais celui-ci se fait serrer par un flic qui lui indique une déviation au bout de laquelle d’autres flics le conduisent auprès du juge titubant du village 100% corrompu de Texas City qui vient juste d’obtenir sa charte du Congrès et traîne une sale réputation depuis qu’un de ses flics a paralysé un pote de « J. D. ». Quand il ne conduit pas son camion, il entraîne des gens à trouver le troisième œil pour méditer… Mais la disparition de son frère va le rendre beaucoup moins zen, il prend la route vers Texas City qui ne se doute pas de son passé d’ancien champion de marave. Oups. 

 

Après avoir été un caïd moustachu trois ans plus tôt 1, Chuck Norris est devenu un camionneur glabre pour ce rôle de « justicier des routes » (sous-titre de cette édition d’un film qui ne se nomma pas toujours Truck mais bien Breaker ! Breaker !, devenu pour la France l’incongru Les Casseurs) aux prises avec une bourgade digne de 2000 Maniacs qui ne semble vivre que grâce à la production de l'alcool et qui est dirigée par un magistrat taré interprété par l’acteur de télévision George Murdock, sorte d’Ernest Borgnine délicieusement excessif. D’où un certain sentiment d'insécurité régnant sur ce village aux personnages retors (wah, toutes ces poupées aux regards maboules…). Heureusement, Chuck est là et l’image de menu du DVD est conforme à la tradition : Chuck, un jambe levée pour casser des mâchoires avec en bonus son visage paisible en plus gros sur fond de Stars and stripes

Film à nette coloration redneck, Truck est aussi le film de transition : adieu aux capitaux asiatiques de la Golden Harvest Company, on part vers la Cannon, une compagnie toujours motivée par l’action qui tarte et qui ne s’embarrasse pas de subtilités : un gros défie Chuck au bras de fer, tout ça finit en échange de pains, la maréchaussée veut faire de l’excès de zèle, pim, pam, il sévit. De la baston bien sûr donc mais aussi de la poursuite automobile en pleine poussière à la bonne époque de la CB et des carrosseries peintes en forme d'aigles immenses qui ne doivent pas vraiment aider au camouflage. On subit au passage une scène bucolique absolument ridicule mais aussi une astucieuse mise en parallèle plutôt réussie entre une bagarre et la danse d'un cheval dans son parc.

1 voir Massacre à San Francisco de Wei Lo (avec Chuck Norris, Don Wong…) 1974, et pourquoi pas La Fureur du dragon de Bruce Lee (avec lui-même, Chuck Norris…) 1972

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