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Chroniques DVD
08
Avr
1999

Les étoiles évaluent le plaisir ressenti à la découverte des œuvres, rien à voir avec une quelconque note !

Genre : action sur la voie de rédemption

Scénar : 1960 : en République Démocratique du Congo, les Européens fuient l'offensive des Simbas qui ont massacré beaucoup de monde sur leur chemin, les casques bleus tentent tant bien que mal de cadrer les prétendants pour les derniers avions qui viennent récupérer les civils. De l’un de ceux-ci descendent des mercenaires sous les ordres du président lui-même, Ubi. Le capitaine Curry se retrouve aux côtés d'un des patrons de l'industrie minière pour un rendez-vous informel avec le président, les deux le chargent de former un train et une équipe pour le conduire jusqu'à une ville où se trouveraient des blancs à exfiltrer, il comprend vite que c'est surtout une grosse quantité de diamants qui intéresse plus ces humanistes en carton. En gros, s’il ramène la joncaille, les industriels desserreront les cordons de leurs bourses pour financer le nouvel État du président. Curry a trois jours et se met directement au boulot. Mais le véritable objectif de la mission est éventé dès le départ et les embûches vont se multiplier.

Énième conséquence de la chaotique décolonisation de l’Afrique : la division, qui va régner sur le continent à partir de là et dont les conséquences sont d’ailleurs toujours d’actualité. Adaptation d'un roman de Wilbur Smith (The Dark of the Sun, publié en 1965) Le Dernier train du Katanga est un pur film d’action de série B dans le rayon guerre, se basant sur des faits réels tout en romançant le tout et le ponctuant sans rechigner d’images choquantes que l’on imagine bien représenter la folie d'une époque qu’on ne dirait toujours pas terminée. Un bon gros carnage à l'ancienne où les mitraillettes, les grenades, les jeeps (on ne louera jamais assez l'efficacité de ces véhicules, la scène de poursuite est juste incroyable, on se demande juste où les roues de ces teigneuses bagnoles ne pourraient pas grimper !) et les bagarres d'une grande sauvagerie sont reines, ce qui n’empêche en rien pas mal de suspense, des touches de tragédie et, surprise, une véritable réflexion politico-philosophique sur le sujet !

Car si les fumiers racistes ne manquent pas dans la presse internationale déployée su place ou dans certains rangs des mercenaires (pas mal d’entre eux ont d'abord servi dans la Wehrmacht ou les SS, ou se sont battus comme des diables pour que leur pays conserve ses colonies) Rod Taylor / le capitaine Curry est loin de ces considérations : si son sergent congolais travaille pour l’avenir de sa patrie, Curry est un aventurier qui n’exerce au départ que pour l'argent même s’il peut piquer une colère lucide contre les marchands d'armes et les gros intérêts qui décident toujours du destin des peuples les plus pauvres. Un très bon film à contrastes donc malgré quelques clichés et une paire d’invraisemblances, rythmé par une musique excessivement morriconienne composée et dirigé par Jacques Loussier Pour conclure sur une note physiologique, c’est étonnant comme le visage du musclé mais expressif Rod Taylor rappelle parfois celui de Robin Williams tandis que la jolie Yvette Mimieux est le seul rayon de soleil de cette sombre histoire qui fera des émules au cinéma.

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