Chroniques DVD
09
Jan
2018

Les étoiles évaluent le plaisir ressenti à la découverte des œuvres, rien à voir avec une quelconque note !

Genre : drame noir

Scénar : moqué et tabassé à l’école car fils d’un homme autrefois condamné et pendu, le jeune Dan Hawkins n'a d'autre choix que de se battre en permanence jusqu'à la fois de trop où, adulte, l'irréparable se produit, il tue accidentellement son éternel tortionnaire, un fils de notable bien sûr, pour corser un peu plus une affaire déjà délicate. Il planque maladroitement le corps sous l'orage battant et tente de faire comme si de rien n'était. En fait sous le choc, il fout sa guimbarde en l'air et ses amis avec. Par chance tous s'en sortent. La magnifique Gilly dont il est épris est effrayée par son comportement agressif, elle a de plus été demandée en mariage par le défunt et elle a accepté, visiblement à contrecœur. Comme si ça ne suffisait pas, le père du mort, Sykes, semble avoir fait venir un détective pour lui faire retrouver le disparu, ça sent le roussi !

Ah jeunesse cruelle (rappelant parfois celle de J’irai cracher sur vos tombes sans la débauche systématique) ! Heureusement que, malgré ses sautes d’humeur qu’interprète fort bien un Dane Clark très bon acteur, expressif et naturel, Dan Hawkins a un bon fond, il protège d’ailleurs une autre victime des quolibets, un sourd-muet un peu attardé. Mais dans cette région de marécages d'où émane une brume épaisse, tout se sait et se raconte vite, de quoi faire régner une crainte immémoriale des on-dit, surtout quand ils sont vérifiés. Pour accentuer cette ambiance où l’on frôle parfois les tics de l’épouvante, les influences expressionnistes sont tout à fait adéquates, par exemple cette introduction sur la pendaison et le bébé en ombres chinoises qui donne le la dans ce parallèle de deux destinées placées sous le signe de l’injustice.

Un beau film très méconnu malgré un casting qui rassemble pourtant une jolie bande de stakhanovistes dont Ethel Barrymore, issue de la dynastie du même nom, toujours active par le biais de sa petite-nièce Drew, Rex Ingram (très belle voix pour un blues champêtre), Harry Carey Jr., Lloyd Bridges, seule la troublante Gail Russell ne fera qu’une trop courte carrière, l’alcool provoquant son décès à l’âge de trente-six ans. Quel dommage… On aurait préféré la disparition de la saloperie de chasse au raton laveur qui a sûrement toujours cours chez les rednecks fanatiques des aboiements stressants des chiens lâchés pour la curée. Merci une fois de plus à Artus Films pour la trouvaille, et aussi pour cette nouvelle collection donc quelques titres ont déjà été chroniqués ici sur le site, par exemple Au-delà de demain ou Scandale à Paris.

Bonus : bandes-annonces de la collection

Infos / commande : https://www.artusfilms.com/classiques-americains/le-fils-du-pendu-246

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