Chroniques DVD
20
Juil
1999

Les étoiles évaluent le plaisir ressenti à la découverte des œuvres, rien à voir avec une quelconque note !

james bond 007 aventure espionnage

Genre : Bond du creux de la vague


Scénar : Berlin-Est. C'est quoi ce cirque si on commence à descendre les clowns ? Et que faisait donc l’agent 009 dans ce costume et avec une copie d’un œuf de Fabergé dans la paluche ? Bond se met en chasse à la vente aux enchères où un certain Kamal arrache le bijou (« vrai » cette fois) à un prix de dingue. Hop, c’est parti pour l'Inde où James ne tarde pas à rencontrer la superbe Octopussy… Pendant ce temps côté soviétique, le général Gogol se frite avec son homologue Orlov, si excité par « l’Ouest décadent » qu'il est décidé à agir quoi qu'il en coûte : il fait sortir clandestinement les trésors russes tout en mettant à leur place des copies… Camarades, où va le monde ?

On retrouve John Glen, réalisateur du précédent Rien que pour vos yeux et Roger Moore, 007 pour la sixième fois consécutive, au programme de cette treizième aventure de James Bond qui, certes avec beaucoup d’aide de la gent féminine dont Maud Adams (déjà présente, c’est rarissime, dans un autre Bond, L’Homme au pistolet d'or mais aussi dans Rollerball), réussit toujours à mener à bien ses missions / évasions, grâce aussi à d’incroyables gadgets malheureusement souvent ridicules comme cet horrible avion miniature. Mais bon, qui peut lutter contre ce mec qui évite les balles et fait mouche à tous les coups ? Ben par exemple un méchant du pays du tromblon et des triporteurs (belle scène de course-poursuite à noter), interprété par un Louis Jourdan impeccable en col Mao qui rappellerait même un certain Dr No, et un général russe cintré et belliqueux (Steven Berkoff, vu dans Orange mécanique, Barry Lyndon, Le Flic de Beverly Hills, Transmutations ou Rambo 2 : La Mission). On est toujours content de voir les habitués, en particulier Walter Gotell qu’on aime beaucoup ici.

On va se répéter mais Octopussy est encore du genre produit de série qui fait son taf sans plus, avec la dose d’humour un peu lourdingue (en Inde, il sonne même assez « colon ») typique de la période Moore, des parties de jambes en l'air lassantes et over-machistes, sans oublier une chanson-titre bien moisie aussi. En revanche quelques éléments font sourire, comme ces plats culinaires dignes d’Indiana Jones et le temple maudit, ces éternels décors de rêve dans lesquels on peut se livrer au sport, par exemple la chasse à l'homme au beau milieu de gros zanimaux pas gentils mais si beaux.

James Bond a d’après son ennemi « la déplorable habitude de survivre », dommage qu’il ait perdu il y a des lustres celle de surprendre un peu.

https://www.youtube.com/watch?v=HeM3aWSztv8

Les mots-clés :

Quelques chroniques en vrac

brésil death metal nervochaos cd