Chroniques DVD
15
Fév
1999

Les étoiles évaluent le plaisir ressenti à la découverte des œuvres, rien à voir avec une quelconque note !

Genre : comédie désuette

Scénar : le royaume de Monte Marino, minuscule État européen, vit bien tranquille, surtout qu'il est prié depuis peu de garder « le plus rigoureux silence » car la fille du roi, la princesse Aline, est malade. Atteinte d'une étrange langueur, elle n'offre plus un sourire au monde qui l'entoure et inquiète ses proches : serait-elle donc devenue neurasthénique ? C'est en tout cas ce qu'annonce le médecin pas très doué au premier ministre du royaume qui s'empresse de lui ordonner de la guérir afin de ne pas inquiéter Sa Majesté le Roi, très occupé par ses leçons de musique qui l’empêchent de s’apercevoir que le fameux premier ministre, non content d'imprimer de la fausse monnaie, a des ambitions sur le pays. Et s’il n'arrive pas à faire rire la princesse, il ne pourra l'épouser. C’est donc avec hâte qu'il ordonne à ses valets de trouver une solution et vite : le rire devient obligatoire dans tout le royaume, quitte à importer de France - contre leur gré - des professionnels du divertissement.

Après avoir été depuis 1950 second réalisateur ou assistant sur de nombreux films de genres divers (dont le premier Yves Robert, Les Hommes ne pensent qu'à ça, le film d’espionnage Action immédiate de Maurice Labro, la comédie Ni vu, ni connu avec Louis de Funès ou l’excellent Les Yeux sans visage de Georges Franju…), mais aussi scénariste et adaptateur, Claude Sautet tourne son premier court-métrage en 1951 (Nous n'irons plus au bois) puis quelques années plus tard son premier long film, celui-ci, qui regroupe un joli casting de rigolos de service dans ces années-là : le chanteur guyanais Henri Salvador, l’humoriste Jimmy Gaillard, la pétulante chanteuse et danseuse Annie Cordy, Darry Cowl, Christian Duvaleix, Jean Carmet ou l’encore discret Louis de Funès, déjà interprète d'un rôle tordu. Tous ces gens cabotinent à souhait dans des rôles qui leur correspond habituellement.

Le générique exprime à lui tout seul ce à quoi on peut s'attendre avec une comédie burlesque typiquement française de cette époque : rythmée et musicale, mais surtout propice aux bons vieux numéros d'acteur (malgré un certain nombre de gags aujourd’hui forcément très vieillis…). Cette adaptation signée Yves Robert s’avère un modeste monument érigé à la gloire d'Annie Cordy et Henri Salvador, les deux étant constamment mis en valeur pendant tout ce film tourné principalement dans le parc et le château de Bagatelle. Les stars du music-hall jouent leur propre rôle, Duvaleix est particulièrement drôle sans pour autant éclipser les piles électriques Cordy et Salvador. On ne s’ennuie pas forcément même si on ne passionne pas non plus pour tout, voilà juste un souvenir d’une époque avec ses bons et ses moins bons côtés.   

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