Documentaire
25
Déc
2021

Les étoiles évaluent le plaisir ressenti à la découverte des œuvres, rien à voir avec une quelconque note !

sepultura biographie livre thrash death néo

Tout le monde ou presque connaît l'histoire : les frangins Cavalera de Belo Horizonte au Brésil s'inspirent de MOTÖRHEAD pour trouver un nom de groupe,

découvrent aussi la branche la plus extrême du metal de l'époque (de VENOM au thrash des pionniers les plus virulents).

Le bassiste Paulo Jr. et Wagner Lemounier complètent le premier line-up mais le dernier se tire vite former SARCÓFAGO (death-y-dément…). Avec le guitariste Jairo Guedz, ils enregistrent pour le label Cogumelo leur premier EP Bestial Devastation (leur face du split avec les compatriotes OVERDOSE, 1985) et l'album Morbid visions (1986). C'est l'arrivée du guitariste Andreas Kisser en 1987 sur l'album Schizophrenia (1987) que SEPULTURA trouve sa formule à cheval entre thrash et death metal et même un certain succès commercial au point de mettre la puce à l'oreille à quelques labels dont Roadrunner. Le producteur Scott Burns enregistre au Brésil ce qui deviendra Beneath The Remains, 1989 sera une grande année pour le groupe qui sort l'album et joue pour la première fois aux États-Unis mais aussi en Europe.

Boum, coup de théâtre pour les fans de la première heure quand on apprend que le groupe émigre aux États-Unis, à Phoenix, Arizona, où vit leur manager Gloria qui deviendra madame Max. Après un énorme concert au Rock In Rio, un budget convenable est « offert » au groupe pour l'album suivant, Arise (1991), une bombe atomique une fois de plus produite par Scott Burns et chouettement illustrée par une pochette de Michael Whelan. Le besoin éprouvé par les musiciens d'évoquer leur rage face aux inégalités sociales de par le monde qu'ils viennent de traverser aboutissent à l'album Chaos A.D. (1993). Roots (1996) va encore plus loin en proposant un mariage inédit entre musiques traditionnelles brésilienne, amérindienne et metal, c'est l'heure de l'énorme succès mais aussi du départ de Max suite à l'éviction de sa femme.

Igor se fait la malle à son tour un peu plus tard et on se demande bien pourquoi si peu de succès est remporté depuis par un groupe méritant qui a peut-être eu le tort d'essayer de souvent varier les angles d'attaque. Sur scène pourtant le colossal hurleur Derek Green et sa présence ont quelque chose de tout à fait exceptionnel. Pourvu au passage qu'il n'y ait jamais de réunification du line-up des années Cavalera vu toute la merde que les musiciens se sont jetée au visage, même de façon relativement diplomatique.

Saga sur le metal brésilien qui mériterait bien un gros livre, citons, en plus de ceux déjà évoqués au début, KRISIUN, ANGRA, HOLOCAUSTO, TORTURE SQUAD, RATOS DE PORÃO, CHAKAL, VULCANO, ROT, MYSTIFIER ou GENOCIDIO parmi des centaines d'autres !

À suivre VENOM (dont la présentation est stupide sur la dernière ligne puisqu’elle suggère n’importe quoi : « avec le LP qui porte le nom du groupe, les trois musiciens qui le composent ont inventé à eux seuls un genre ». Ah. Oubli d’un mot. « Deuxième » ?

63 pages illustrées en couleurs, 9,99 €

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