Chroniques DVD
03
Fév
1999

Les étoiles évaluent le plaisir ressenti à la découverte des œuvres, rien à voir avec une quelconque note !

Genre : peplum

Scénar : en 74 av. J.-C., Rome règne quasi-partout mais parfois par la terreur. Assassiner un archonte au pied de l’Acropole est une belle boulette contre laquelle s'insurge le décurion Spartacus. Il est immédiatement arrêté et condamné à mort. Mais grâce à un subterfuge de Sabine, fille du puissant Crassus, il est  repéré pour sa force et finit enrôlé chez les gladiateurs où il découvre une vie de sous-homme qu’il refuse. La forte tête est traitée comme telle mais il s'enfuit juste à temps pour recueillir le dernier soupir de sa mère. Il finit par accepter de combattre mais n'hésite pas à affronter les fauves pour sauver des sacrifiés, contrecarrant ainsi les plans de Sabine qui jouissait déjà de la mort cruelle de la propre femme de Spartacus, elle aussi jetée dans l'arène. Refusant la liberté si elle n'est pas rendue à tous les esclaves, il fait des émules chez ses camarades avec qui il déclenche la révolte : Rome va trembler.

Troisième adaptation de l'histoire bien connue et première parlante, ce Spartacus est réalisé par un maître du cinéma populaire italien qui a tâté du péplum bien sûr mais aussi de l'aventure, du fantastique et de la science-fiction : Riccardo Freda. À l'affiche aussi on retrouve des pros du genre avec en tête Gianna Maria Canale fascinante comme toujours (vue dans Théodora, impératrice de Byzance, Les VampiresLes Travaux d'Hercule ou Maciste contre le fantôme parmi tant d’autres), Ludmilla Tcherina (Les Contes d'Hoffmann…), Massimo Girotti (Senso, Le Géant de Thessalie, Romulus et Rémus, Baron vampire…) et Yves Vincent (vu dans des dizaines de films mais surtout marquant pour le rôle du juge Garonne dans la série télé Tribunal !), tous de bons acteurs.

Mais si ce Spartacus est un petit classique du genre toujours chouette à revoir, c’est aussi grâce aux ingrédients habituels déployés malgré un noir et blanc granuleux : des femmes venimeuses et des danseuses lascives, des lutteurs musclés et de bonnes grosses scènes de bataille à l'ancienne, de beaux paysages, de chouettes reconstitutions (celle des jeux par exemple)… Tout y est ! On n’échappera pas à l’image classique de la décadence romaine face à la vertu de ses opposants ni aux bons sentiments à l'américaine, et même que vous pouvez compter sur un poil de mélo avec un triangle amoureux classique, d’où, surprise, un héros plus torturé et profond que le guerrier péplum habituel. Pour finir et pour rigoler, notons qu’on trouve déjà là quelques images cruelles même si loin des dérives prochaines du genre et que, roi des animaux ou pas, le lion dans la flotte, ça n’en mène vraiment pas large. Et toc !

Autre version que nous avons eue entre les mains

 

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