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Chroniques DVD
15
Avr
1999

Les étoiles évaluent le plaisir ressenti à la découverte des œuvres, rien à voir avec une quelconque note !

comédie française raymond devos

Genre : folie douce / Raymond Devos dans la nature

Scénar : subrepticement, en pleine nuit, un surveillant de la maison de repos monte à bord du véhicule de sa patronne. Il entreprend de faire évader un couple de deux jeunes pensionnaires car ils n'ont jamais vu la mer. Mais la directrice de l'institut est à la fenêtre : « Ça sent la fuite ! » glisse-t-elle à son mari qui semble se réjouir d'enfin un peu de folie au milieu de tout ce repos. Sa femme décide de ne pas ébruiter l'affaire et de se lancer à la poursuite des fugitifs. Le couple vole pour ce faire ni plus ni moins qu'un camion poids lourd. Puisque la jeune fille à bord de la voiture jette des profusions de fleurs par la fenêtre, les directeurs n'auront qu'à les suivre. Pendant ce temps, le chauffeur du bahut volé passe sa vie à tenter d'appeler une hiérarchie qui ne semble pas vouloir lui réponde. Putain de camion !

Le premier rôle au cinoche pour Raymond Devos accompagné par une pléiade de personnages que l'on adore voir au générique (Alice Sapritch, Marthe Keller, Sophie Desmarets, Jean Carmet, Paul Préboist, Lino Ventura, Pierre Richard, Robert Rollis, Pierre Tornade, Christian Barbier, Julien Guiomar, Roger Hanin, Robert Dalban ou encore Yves Robert, tous dans de petits rôles tous aussi savoureux les uns que les autres, ça fait du beau monde !), l’humoriste génial en profite au passage pour se livrer au monologue loufoque et a écrit des dialogues farfelus dignes de ses sketches où les jeux de mots pulullent, Devos joue aussi les funambules, les mauvais nageurs, les jongleurs ou les passagers clandestins et les « évadés » Paula Moore et Patrick Penn ne peuvent du coup manquer d'être fantasques eux aussi dans cette joyeuse avalanche de quiproquos qui tient autant du road movie que de la comédie

Un générique animé précise l'adaptation du scénario par Raymond Devos et le réalisateur lui-même, l’absurde drolatique (ah le mari de la directrice qui imagine toujours des circonstances accidentelles qui provoqueraient la mort de sa femme !) et une sorte de poésie lunaire (déclencher des esclandres sur la route, occasionner des débats pour la paix et l'amour, et si c'était ça la vie ?) règnent heavy-demment tout le long du film dont la musique est de plus l’œuvre de de Vladimir Cosma, c’est chouette !

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