Chroniques DVD
11
Jan
2018

Les étoiles évaluent le plaisir ressenti à la découverte des œuvres, rien à voir avec une quelconque note !

Genre : slasheroutine

Scénar : la fête d'Halloween est désormais interdite dans la ville d’Haddonfield mais les jeunes, inconscients, manifestent contre cette loi puisque les meurtres remontent à longtemps. Alors que certains spéculent et d'autres fantasment sur la mort supposée de Michael Myers, sa jeune nièce revit par flash-backs ses assauts…puis accouche. Elle s’enfuit, planque l'enfant mais tombe sous les coups du croque-mitaine que des satanistes essaient de manipuler. Mais tenter de contrôler l'incontrôlable est un projet hasardeux, d'autant que quand Tony Doyle trouve le bébé et contacte le désormais vénérable docteur Loomis, celui-ci repart en croisade.

Bienvenue dans un monde d’invraisemblances qui ne semblent déranger personne tout le long d’un épisode assez sage (franchement, la voiture qui atterrit dans un champ de citrouilles, c'est la classe !) où le méchant le plus lent du monde du cinéma arrive toujours avant toi même si tu cours très vite. Ceci dit, sans rien révolutionner - on ne voit d’ailleurs pas comment ce serait possible dans la logique d’une interminable saga -  le film parvient à divertir malgré ses handicaps. Quelques scènes de mises à mort sont assez rigolotes car Michael Myers est toujours aussi inventif pour le carnage mais il ne faudra pas s’attendre à une débauche de gore. En effet, si Michael massacre comme toujours un bon nombre d'insupportables cons, il le fait sur un rythme assez routinier, les « héros » sont fatigués. L’éternel adversaire, le docteur Loomis, se fait de plus très vieux mais est toujours aussi motivé pour lutter ; ce sera tristement le dernier affrontement entre les deux mythiques personnages puisque Donald Pleasence meurt juste avant la sortie du film qui lui est dédié.

On ne tient pas la meilleure des suites d’Halloween 1 mais avec quelques soubresauts scénaristiques bienvenus (et une liaison inattendue de la saga à la mythologie, il ne manquait que ça pas vrai ?), un générique et quelques morceaux du groupe post-grunge BROTHER CANE globalement assez rock'n'roll et un film dans le film légendaire (Le Fantôme de l'opéra version 1925), Halloween 6 aurait pu être catastrophique vu les conditions dans lesquelles il a été concocté, mais avec un peu d’indulgence il se laisse voir sans trop de problèmes de conscience professionnelle.

1 From the dark past, vous pouvez (re)lire Halloween, Halloween 2, Halloween III et Halloween 4 & 5.

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