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Chroniques Blu-Ray
20
Mai
1999

Les étoiles évaluent le plaisir ressenti à la découverte des œuvres, rien à voir avec une quelconque note !

Genre : mon curé chez les puristes

Scénar : le père Bernard passe à deux doigts d'écraser une amie d'enfance, Jenny Welch. Celle-ci a des problèmes avec son mec dont elle est obstinément amoureuse malgré les plans pourris. Elle décide d’aller en confession parler avec son ami mais elle tombe sur un autre prélat, le père Meldrum, un vieux Don Quichotte givré dressé contre le péché qui va se donner pour mission de « purifier » la vie de Jenny. Quand l’indélicat amant de celle-ci quitte le foyer, c’est Bernard qui emménage, entretenant avec Vanessa, la sœur de Jenny, une relation pour le moins détendue et pas très…catholique. En attendant, Jenny retrouve un ami ébouillanté chez elle et la peur s’installe, d’autant qu’elle pense connaître l’identité du coupable. Quand la mère d’une jeune défenestrée lui apprend qu’elle soupçonne la même personne, elle entrevoit la vérité mais encore faut-il que son entourage veuille bien ne pas la prendre pour une gueudin !

 

Yes ! Après Flagellations du même réalisateur (voir Flagellations de Pete Walker (avec Barbara Markham, Patrick Barr...) 1974), voici l’encore meilleur Mortelles confessions chez Artus en Blu-ray (+ DVD), un film au scénario parfois vénéneux et au dénouement splendide qui met en scène de très bons acteurs (Susan Penhaligon, fort jolie blonde rappelant parfois Mylène Demongeot, l’austère Sheila Keith, ici borgne, à l’affiche de la trilogie culte des Seventies de Walker, Anthony Sharp, possédé déjà vu dans La Rose et l'épée, Orange mécanique, Barry LyndonJamais plus jamais et d’innombrables séries télévisées…) dans de chouettes décors magnifiés par un beau travail de photographie et de belles couleurs, le rouge - sang ?- en tête.

Ces prêtres tourmentés et ces ouailles désorientées permettent, malgré un climat horrifique de facture classique, d’aborder des thèmes assez rares dans les scénarios de l’époque comme le célibat des prêtres, le puritanisme dingue d’une société figée dans le passé mais aussi la psychologie en tant que science, toujours si loin de pouvoir tout expliquer, par exemple l’épouvantable syndrome vestimentaire britannique, assez grave pour être signalé, ou encore la profonde connerie de certains personnages d’emblée voués au sacrifice : « Tiens, et si je mettais casque et musique sur mes oreilles et mes paupières sur les yeux pendant que le tueur rentre dans la maison avec des mauvaises intentions ? », en voilà une idée qu’elle est bonne…andouille !

Bonus : « La Maison des pêchés », entretien (20’) avec Alain Petit qui arbore un très beau t-shirt des WHO et donne très envie de voir Frightmare (sorti, heureux hasard, il y a peu chez Uncut Movies ! Youpi !)

Infos / commande : https://www.artusfilms.com/british-horror/preco-mortelles-confessions-249

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