Chroniques DVD
17
Juil
1999

Les étoiles évaluent le plaisir ressenti à la découverte des œuvres, rien à voir avec une quelconque note !

Genre : vamos à la plagiat

Scénar : ouais cool, samedi à South Bay y a régate de planches à voile ! Manque de bol un squale (ultime) fait irruption et croque du glandu parmi les amis de la fille de Peter, un écrivain qu’évidemment personne ne croit quand il tire la sonnette d’alarme. « C’est pas la faim qui le pousse à attaquer, c'est parce qu'il veut tuer » ! Alors il organise une chasse au requin puisque les autorités, évidemment aussi, ne veulent pas annuler la manifestation, préférant installer des barrières dans l’eau. En voilà une idée qu’elle est bonne !

Voilà l’exemple type d’une copie pure et simple, avec plusieurs scènes quasiment identiques à celles de l’original ; et dire que plusieurs personnes sont créditées pour l’écriture du scénario, c’est rendre la farce encore plus drôle qu’elle ne l’est déjà. Donc : Les Dents de la mer font un carton intergalactique, les italiens veulent le leur pour pas cher. Andiamo !

James Franciscus (La Vallée de Gwangi, Le Secret de la planète des singes, Le Chat à neuf queues…), est de la partie, ainsi que Vic Morrow (Larry le dingue, Mary la garceLes Guerriers du Bronx) et Enzo appelle même la famille à la rescousse : sa fille Stefania Girolami mais aussi Ennio Girolami, son frère, figurent au casting de cette chasse du requin le plus lent du monde, bon faut dire qu’il est en bois, ça n'aide pas à l’agilité. « Le grand assassin blanc », vous l’aurez compris, n’inspirera pas vraiment la peur mais plutôt les rires à cause de scènes ou détails totalement nawak : un requin qui mange les filets et nage malgré les bouées, des véliplanchiste ridicules (c’est holiday on wave ou oiqu ?), des planches déchiquetées risibles, des tenues abominables (causera-ton des cheveux ?) et une musique De Angelis typiquement Eighties (sur une bande usée en plus) mais parfois très sympa, on trouve même en bonus rigolo un chanteur folk à chapeau enfermé dans une guitoune, comme ça là, crac.

La Mort au large inspirera la répulsion à beaucoup de fans de requins mangeurs d’homme, pourtant, on se marre tellement devant tant de bêtise qu’on ne peut qu’être indulgent avec Enzo G. Castellari (Keoma, Big racket, Une poignée de salopards…). Et puis heureusement le film en met, comme souvent, plein la tronche aux politiciens sans scrupules et aux journalistes voyeurs (tu aimes les pléonasmes ?), ça fait toujours du bien de le voir. Non et puis franchement le combat contre les plongeurs est hilarant quand le requin s’avère un excellent anarchitecte d’extérieur, youpi.

Bonus : bande-annonce et pis c'est tout

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