Une petite contribution ?

Chroniques DVD
14
Avr
1999

Les étoiles évaluent le plaisir ressenti à la découverte des œuvres, rien à voir avec une quelconque note !

Genre : douze (moins cinq) salopards

Scénar : La loi martiale est instaurée en mars 1862 au Nouveau-Mexique, chacun doit faire gaffe à ne pas trop se faire remarquer. Dans ce climat périlleux, Eli Sampson, un voleur-embobineur futé, colle aux basques du sieur Pembroke qui possède une bien belle croix, le balance aux militaires en l’accusant d’avoir volé l’objet dans une église de laquelle il se prétend le prêtre. Pembroke est en fait un ancien colonel qui a jadis abandonné son poste, il propose pourtant à un officier de le reprendre, façon commando, avec sous ses ordres une bande de condamnés à la potence (dont Eli, tel est pris...) à qui l’on promet grâce et libération en échange. En selle, salopards !

« Une raison pour vivre, une raison pour mourir », c’était quand même plus joli comme titre non ? Mais la horde est aussi là pour rappeler son affiliation aux salopards de Robert Aldrich dont le film 1 inspire plus ou moins honnêtement d’autres titres bucoliques 2. Pour la mise en scène d’un scénario évidemment invraisemblable, Tonino Valerii 3 a fait bonne pioche en alliant James Coburn (qui fait déjà joujou avec les explosifs avant son rôle chez Leone 4) et Bud Spencer (qui ne donne pas de baffe) face à Telly Savalas régnant sur un château plutôt angoissant quand on y fait bien attention.

Faut dire qu’on ne lésine pas non plus avec les clichés : les officiers du château visiblement homosexuels sont forcément en même temps des pervers, le marchand juif vénal est aussi un fumier de délateur... Ceci souligné, voici encore un très chouette western, orné par la partition de maestro Ortolani, et encore une fois de sales tronches en course pour une belle quantité d’or même si le héros a d'autres raisons, plus personnelles, d’aller au bout d’une l’aventure qui compile des séquences splendides comme les énormes explosions, le stratagème zinzin de « la guerre est finie ! » par un Bud bien plus intelligent qu'il ne le paraît, la mitrailleuse toujours aussi déterminante dans une histoire, une famille d'assassins genre L’Auberge rouge et même la vision d’un superbe château que l’on mettrait bien dans le jardin.

1 voir Les Douze salopards de Robert Aldrich (avec Lee Marvin, Charles Bronson, Telly Savalas...) 1967

2 voir par exemple Pas de pitié pour les salopards de Giorgio Stegani (avec Lee Van Cleef, Bud Spencer…) 1968 ou Deux salopards en enfer (avec Klaus Kinski, George Hilton...) 1969.

3 d'autres œuvres de Valerii à découvrir ici : Le Dernier jour de la colère, Texas, Folie meurtrière et Mon nom est Personne.

4 voir Il était une fois la révolution de Sergio Leone (avec James Coburn, Rod Steiger…) 1971.

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