Chroniques DVD
08
Avr
1999

Les étoiles évaluent le plaisir ressenti à la découverte des œuvres, rien à voir avec une quelconque note !

cleef spencer stegani western spaghetti

Genre : western spaghetti supplément ketchup


Scénar : un noir fait du stop sur la route et une diligence veut bien le prendre hors de la vue des clients qui, même après la guerre de Sécession, n'envisagent qu’avec beaucoup de mal la mixité noirs / blancs. De mèche avec un passager et un troisième larron (Cudlip, le cerveau de l’affaire), il s'empare soudain de la paye des mineurs de Silvertown à la grande colère du directeur Cooper. Mais les bandits comptent aussi dévaliser la deuxième diligence de dollars que l’administration est bien obligée de renvoyer pour payer les mineurs un tantinet furax. Sauf qu'une horde de bandits concurrents menée par le patibulaire Burton veut aussi faire main basse sur le magot, ça promet des étincelles…

Voici donc le troisième western réalisé par Giorgio Stegani après Adiós gringo (1965) et Gentleman Killer (1967). Pas de pitié pour les salopards réunit une sérieuse bande de vétérans : Lee Van Cleef (Jicop le proscritDu sang dans le désertEt pour quelques dollars de plusLe Bon, la brute et le truand, Le Dernier jour de la colère, Sabata…) ici fringué comme un clodo à la TrinitaLionel Stander (Il était une fois dans l'OuestMilan calibre 9) très bon en bandit qui cite la Bible à tout bout de champ tout en crachant sans arrêt comme un lama, Bud Spencer (Dieu pardonne, moi pas, Cinq gachettes d’orLes Quatre de l'Ave MariaLa Colline des bottes, voir aussi Terence Hill - Bud Spencer Coffret 6 DVD 1970-1987) pour une fois dans un rôle sérieux sans barbe ni mandale, il pleure même à un moment (!!), Antonio Sabato (Le Tueur à l'orchidéeLes Guerriers du Bronx 2) et Al Hoosman, un des rares noirs dans un western italien mis à part le fameux Woody Strode. Dans le rôle du méchant, qui de mieux que Gordon Mitchell (Destination planète HydraMon nom est Shangaï JoeLe Coup du parapluie) pouvait l’incarner ? Dommage toutefois que son incroyable gueule ne soit un peu décrédibilisée par un accoutrement pour le moins ridicule entre Zorro et Dark Vador, capé de noir et tout…

Pas grand chose de particulier à signaler de plus puisque le compte y est : décors superbes, flingages en séries, belle chanteuse de saloon (et française en plus !), coups fourrés et esprits retors, invraisemblances habituelles. En fait, seuls la musique et le climat dénotent du reste : les deux se trouvent parfois à la lisière du parodique mais sans pour autant célébrer la bêtise comme beaucoup dans le genre, ils préfèrent lorgner vers un western plus américain dans l’esprit, avec de vrais morceaux de bons sentiments dans le paquet, mais pas trop, ouf ! Le film relate peut-être aussi à sa manière l'invention du fusil à lunette, pas si inoffensif que ça en fin de compte hm ?

Bonus : présentation du film et de la collection où l'on retrouve une jolie pelletée d’autres versions intégrales restaurées de classiques, voir par exemple Un pistolet pour Ringo de Duccio Tessari (avec Giuliano Gemma, Fernando Sancho…) 1965Le Retour de Ringo de Duccio Tessari (avec Giuliano Gemma, Fernando Sancho…) 1965, Tire encore si tu peux de Giulio Questi (avec Tomas Milian, Piero Lulli…) 1967Avec Django la mort est là de Antonio Margheriti (avec Richard Harrison, Claudio Camaso…) 1968Mon nom est Shangaï Joe de Mario Caïano (avec Chen Lee, Klaus Kinski...) 1972 e tutti quanti !  

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