Une petite contribution ?

Chroniques DVD
05
Oct
1999

Les étoiles évaluent le plaisir ressenti à la découverte des œuvres, rien à voir avec une quelconque note !

Genre : puisqu’on vous dit de faire gaffe à la télé !

Scénar : Monsieur Yamamura vient reconnaître le corps du puits mais est victime d’hallucinations effrayantes. Le cadavre qui aurait vécu trente ans les pieds dans la flotte n'a pas fini de stresser les vivants car la police ne peut l’incinérer devant l'étrangeté de l’affaire précédente 1. Asakawa étant quant à elle introuvable, un de ses collègues part à sa recherche avec la compagne de l’ex-mari de celle-ci, Takano. Il apprend que le père de la jeune femme est mort soudainement… Plusieurs destins vont encore une fois s'entrechoquer pendant que les scientifiques semblent bien sûrs d’eux quant à briser le processus entraînant la mort des victimes. Seront-ils pour autant capables, ces zigues en blouse blanche, de mettre des bâtons dans les roues de l’infernale Sadako ?

« Ne te retourne pas ! »

La folie Ring de l’année passée a déclenché la sortie de tout un tas de dérivés : un remake du film précédent est même sorti en Corée du Sud, au Japon au même moment ce sont les mangas qui déferlent dans les bacs et ce n’est qu’un début, mais la vraie, la seule série originelle continue au cinéma avec plus ou moins la même équipe sous les directives de Hideo Nakata : le compositeur star Kenji Kawaï (Juliette, je t'aime, Patlabor, Ranma ½, Ghost in the shell, de quoi légèrement retomber en enfance n’est-il pas ?!) les acteurs Miki Nakatani (elle apparaît aussi en 1998 dans l’adaptation d’un autre récit de Kōji Suzuki, Rasen), Hitomi Satô, Katsumi Muramatsu, le petit Rikiya Ôtaka

Le récit pourra peut-être paraître maxi glauque pour les âmes sensibles, les vrais amateurs d'horreur bâilleront sûrement souvent quant à eux au lieu de frissonner comme ils l'espéraient car malgré quelques éclairs de peur, cette enquête demeure plutôt pépère. Le policier classique prend d’ailleurs pas mal d’importance par rapport à avant mais paradoxalement, le fantastique aussi (de la télékinésie à la Shining / Charlie par exemple), au bout d'une petite heure tout de même. Mais, death-y-dément on n’est pas super convaincu par cette série dont on a fait un gros flan mais qui ne casse pas, malgré le boulot d'ambiance (jolie bande son à noter, encore et toujours), quatre pattes à un zombie.

Le souci japonais de lier technologie et tradition, d’opposer (pseudo-)science et sorcellerie est là, ce n’est pas le cas de la chair de poule. Dommage.

Bonus : interviews de Nakata (6’) et de Kenji Kawaï (8’) qui offre même une petite démonstration de musique.

1 voir Ring de Hideo Nakata (avec Nanako Matsushima, Miki Nakatani…) 1998.

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